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Sport roi : le coup de grâce ?

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Après la cascade de scandales qui a éclaboussé la dernière Coupe d’Afrique des Nations jouée au Maroc et qui a sérieusement écorné la réputation du football en général, l’opinion mondiale a osé espérer voir la FIFA restaurer l’honneur perdu du sport roi. Le monde du football se pose toujours d’ailleurs la question : par quel pouvoir retirer au Sénégal un trophée gagné sur le terrain pour l’offrir, deux mois plus tard, sur tapis vert au Maroc ? Des centaines de millions de téléspectateurs restent toujours sur leur faim. Mais les dirigeants qui règnent en maîtres sur la planète football ne bougent pas le petit doigt. Aussi bien au sein de la CAF, infestée par la corruption, les conflits d’intérêts, et l’arbitrage scandaleux, qu’au plus haut du sommet dirigé par la FIFA de Gianni Infantino. Le successeur de Sepp Blatter, après 10 ans passés à la tête de l’instance footballistique mondiale, n’a toujours pas restauré l’image et l’intégrité de l’organisation. Il n’en fut rien. Pire, lorsque le dirigeant de la FIFA – celui pourtant qui s’est refusé de politiser le foot – fourre son nez dans des affaires qui ne le regardent pas. Ainsi commence la Coupe du Monde 2026 qui se déroule actuellement sous nos yeux aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La CDM a fait un faux départ. Il s’est passé des incidents inédits dans l’histoire de la plus prestigieuse compétition footballistique mondiale. La compétition mondiale qui a démarré ce 11 juin n’est pas comme les autres. En dehors des terrains, l’arrivée des délégations des 48 sélections en course a été gérée à la « méthode américaine ». Le qualificatif a pris tout son sens. Des refus de visas, des refoulements ou carrément des interdictions d’entrée sur les territoires (américains et canadiens), le calvaire des participants n’en finit toujours pas. Des joueurs et des arbitres refoulés, des supporters bloqués… ces scènes sont le lot quotidien des délégations participantes. Le cas de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, le meilleur en Afrique, a marqué les esprits. La délégation iranienne aussi a, semble-t-il, payé le prix fort de cette politique américaine hostile. Ces deux à trois derniers jours, la sélection anglaise a été victime d’un vol dans ses vestiaires. Des incidents à la pelle qui sont loin d’être des cas isolés. C’est dire ! D’ailleurs, Amnesty International a commenté un avant-goût de ce qui se déroule aujourd’hui aux États-Unis. L’ONG a publié un rapport pour le moins très alarmant, estimant que le Mondial 2026 risquait de devenir une véritable « scène de répression ». Pendant ce temps, alors que tout ceci se déroule sous ses yeux, la FIFA, qui est censée protéger l’intégrité du football et garantir le droit des délégations de participer à cette compétition, porte le regard ailleurs. Pour s’immiscer, par exemple, dans l’affaire interne à l’Algérie du journaliste français Christophe Gleizes.
Farid Guellil

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