Les informations récentes sur le marché européen du gaz, publiées par Energy Research Unit basée à Washington et par le Forum des pays exportateurs de gaz, contiennent des données intéressantes concernant l’Algérie, confirmant sa position d’acteur majeur dans ce marché.
Selon un rapport examiné par Energy Research Unit, l’Algérie est le principal moteur de l’augmentation des importations européennes de gaz par gazoduc qui ont continué d’enregistrer une croissance annuelle depuis début 2026. Ce rapport a montré que les importations européennes de gaz ont atteint 12,4 milliards de mètres cubes en mai 2026, soit une augmentation de 2 % par rapport aux importations du même mois de 2025, qui s’élevaient à 12,1 milliards. Mais, révèle le rapport, les importations mensuelles moyennes de gaz par gazoduc de l’Union européenne (UE) ont chuté à 400 millions de mètres cubes par jour en mai, soit une baisse de 2 % par rapport à avril 2026. Quant au rapport publié par le Forum des pays exportateurs de gaz, il note que l’Algérie est le principal fournisseur africain de gaz à l’Europe, assurant environ 17,4 % des importations de gaz de l’UE transportées par gazoduc, via le gazoduc Medgaz vers l’Espagne et le gazoduc Transmed à travers l’Italie, en plus de sa contribution à l’augmentation des importations européennes de GNL (gaz naturel liquéfié). Le rapport confirme que l’’Algérie a renforcé sa présence sur le marché européen : entre janvier et mai 2026, période coïncidant avec la fermeture du détroit d’Ormuz, les exportations de gaz algérien par gazoduc vers l’Espagne ont augmenté de 11 % et vers l’Italie de 5 %. Les importations italiennes de gaz par gazoduc ont augmenté de 2 % par rapport à la même période de l’année précédente, représentant 15 % du flux total de gaz par gazoduc vers l’UE. En comparaison, les Pays-Bas ont enregistré la plus forte baisse parmi les principaux itinéraires gaziers ; leurs importations de gaz norvégien ont chuté de 36 % par rapport à la même période l’an dernier. En fait, explique le rapport, à l’exception de la Libye, tous les fournisseurs ont augmenté leurs livraisons de gaz à l’UE. Les importations de gaz russe de l’UE via le gazoduc TurkStream ont également augmenté de 6 % par rapport à la même période l’an dernier, et les approvisionnements en provenance d’Azerbaïdjan ont progressé de 3 %. Au cours de la même période, les importations de gaz via les gazoducs reliant le Royaume-Uni à l’Europe continentale ont augmenté de 43 % sur un an, portant les importations nettes à 1,9 milliard de mètres cubes. La Pologne et la France ont enregistré de fortes augmentations de leurs importations de gaz norvégien, de 22 % et 13 % respectivement, selon l’Energy Research Unit. Les exportations de gaz norvégien vers l’Allemagne et la Belgique ont légèrement augmenté de 0,4 % et 0,2 % respectivement, tandis que les livraisons à l’Irlande ont progressé de 1,1 %. C’est ce qui explique, selon le rapport, que les importations de gaz par gazoduc de l’UE au cours des cinq premiers mois de cette année, ont atteint 61,4 milliards de mètres cubes, soit une augmentation de près de 2,5 % par rapport à la même période l’année dernière, contrastant également avec la forte baisse enregistrée durant la même période l’an dernier. En revanche, les exportations de gaz libyen vers l’Europe via gazoduc ont connu une forte baisse de 65 %, selon Energy Research Unit.
D’autre part, au cours du premier trimestre de cette année, les mêmes sources indiquent que la Russie s’est classée deuxième parmi les principaux exportateurs de gaz naturel liquéfié vers le bloc, ses exportations vers l’UE ayant augmenté d’environ 12 % en glissement annuel. Concernant l’Algérie, les données convergent avec celles publiées récemment par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington) qui l’ont repositionnée à la première place parmi les exportateurs de gaz vers l’Espagne en mai 2026.
M’hamed Rebah














































