À l’approche des élections législatives du 2 juillet, les partis politiques engagés dans la campagne électorale multiplient les meetings populaires et les activités de proximité à travers les différentes wilayas du pays.
Au onzième jour de campagne, les formations politiques ont convergé autour d’un même message : l’importance d’une participation massive des citoyens afin de renforcer les institutions de l’État et d’élire une Assemblée populaire nationale capable de répondre aux attentes des Algériens.
Renforcer les institutions, consolider les réformes
Depuis Ksar-El-Boukhari, le secrétaire général du FLN, Abdelkrim Benmbarek, a souligné que les législatives ne constituent pas une simple compétition pour l’obtention de sièges parlementaires. Selon lui, ce rendez-vous électoral représente avant tout une opportunité de consolider les institutions de l’État et d’élire un Parlement fort, capable d’accompagner les réformes et de soutenir le développement économique. Dans la même dynamique, le secrétaire général du RND, Monder Bouden, a estimé depuis Mila que le scrutin du 2 juillet constitue un « pilier supplémentaire » pour garantir la stabilité et la continuité des institutions nationales. Il a mis en avant la place accordée aux jeunes compétences sur les listes de son parti.
Le président du Front de l’Algérie nouvelle (FAN), Djamel Benabdeslam, a également insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation électorale pour permettre l’émergence d’un Parlement fort en mesure de répondre aux aspirations des citoyens et de soutenir la dynamique de développement du pays.
Des programmes axés sur le citoyen
À Alger, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a privilégié le contact direct avec les citoyens lors d’une rencontre de proximité à Sidi Moussa. Elle a mis l’accent sur l’importance de recueillir les préoccupations de la population et s’est engagée à les porter au sein de l’Assemblée populaire nationale si son parti obtient la confiance des électeurs. À Djelfa, le président du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), Djamal Ben Ziadi, a défendu l’idée d’une Assemblée composée de députés compétents capables de relayer efficacement les préoccupations des citoyens et de contribuer à l’élaboration de propositions constructives. De son côté, le président du parti El Fadjr El Djadid, Tahar Benbaïbeche, a appelé depuis Tlemcen à une participation massive au scrutin afin de favoriser l’émergence d’un Parlement à l’écoute des citoyens, mettant particulièrement l’accent sur les attentes et les préoccupations de la jeunesse.
La jeunesse et la compétence au cœur des discours. Plusieurs formations politiques ont insisté sur la promotion des jeunes compétences. Le RND a mis en avant des listes équilibrées favorisant l’accès des jeunes à la représentation parlementaire. Le PLJ a également souligné avoir sélectionné des candidats jeunes plaçant l’intérêt national au-dessus de toute autre considération. Le FAN, pour sa part, a affirmé avoir présenté des candidats issus de diverses catégories sociales, disposant des compétences nécessaires pour exercer efficacement leurs missions législatives et défendre les préoccupations citoyennes.
Famille, développement durable et mémoire nationale
À Aïn Témouchent, la présidente de Tajamoue Amel Jazaïr (TAJ), Fatma-Zohra Zerouati, a rappelé que la famille occupe une place centrale dans le programme de son parti. Elle a plaidé pour un environnement stable permettant aux nouvelles générations de s’épanouir loin des fléaux sociaux, tout en soulignant l’importance du développement durable et de la valorisation des potentialités touristiques de la région. À Guelma, le vice-président du Mouvement El Bina, Ahmed Mahmoud Khouna, a mis en avant l’importance de la mémoire nationale et de l’histoire comme leviers de mobilisation pour poursuivre l’œuvre de développement et consolider les acquis réalisés par le pays.
Un appel unanime à la participation
Malgré la diversité des sensibilités politiques et des programmes présentés, les partis en lice se rejoignent sur un point essentiel : la nécessité d’une participation massive des citoyens au scrutin du 2 juillet. Du FLN au RCD, en passant par le RND, le PT, le FAN, El Bina, TAJ, le PLJ ou encore El Fadjr El Djadid, tous considèrent cette échéance comme déterminante pour renforcer la représentativité des institutions et accompagner les ambitions de développement économique, social et politique de l’Algérie.
Ania Nait Chalal









































