En prévision de la rentrée d’octobre, la wilaya de Béjaïa enrichit son offre de formation professionnelle avec l’introduction de 15 nouvelles spécialités adaptées aux exigences du marché local. Pensé pour soutenir les grands chantiers économiques de la région, notamment le projet minier de Tala Hamza-Oued Amizour, ce nouveau programme met l’accent sur la qualification technique, le numérique et l’emploi.
Un soutien direct aux grands projets structurants
Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels de la wilaya de Béjaïa s’apprête à effectuer sa rentrée d’octobre sous le signe de la modernisation et de l’adéquation avec le tissu économique local. Selon les précisions apportées par la directrice locale du secteur, Fatiha Redaoui, les quinze nouvelles spécialités introduites touchent huit secteurs d’activité stratégiques.
L’initiative vise en priorité à fournir une main-d’œuvre qualifiée aux grands chantiers industriels de la région. C’est le cas du projet de mine de zinc et de plomb de Tala Hamza-Oued Amizour, dont le lancement opérationnel nécessite des compétences pointues. Pour répondre à ce besoin précis, trois cursus dédiés voient le jour : laborantin en mines et carrières, exploitation minière, ainsi qu’hygiène, sécurité minière et environnement.
Diversification des filières et virage numérique
Au-delà du secteur minier, l’offre s’élargit à d’autres domaines industriels et artisanaux. La wilaya propose pour la toute première fois la formation de laborantin chimiste. Les métiers de la mécanique et de la maintenance s’enrichissent également avec des cursus axés sur l’entretien général, la maintenance des climatiseurs automobiles et la prise en charge des engins agricoles.
Les autres secteurs clés de l’économie locale ne sont pas en reste. Le tourisme et l’hôtellerie intègrent la spécialité « service des étages », le commerce s’ouvre à la formation de conseiller en vente, tandis que le bâtiment et les travaux publics (BTP) renforcent leurs effectifs avec un diplôme de technicien supérieur en architecture. Enfin, le virage numérique est pleinement amorcé grâce au lancement de parcours axés sur l’installation de réseaux informatiques, le déploiement de services de téléphonie et le développement web et mobile.
Une capacité d’accueil de plus de 7 000 places
Pour cette session d’octobre, la direction locale prévoit d’accueillir plus de 7 156 stagiaires à travers l’ensemble des dispositifs existants. L’offre pédagogique englobe aussi bien la formation présentielle que l’apprentissage, les cours du soir, les programmes en milieu rural, les formations qualifiantes, les cours dispensés en milieu carcéral ou encore les dispositifs destinés aux bénéficiaires de l’allocation chômage.
Au total, la carte de formation proposée pour cette rentrée comporte 140 spécialités, réparties entre 95 formations diplômantes d’une durée supérieure à un an et 45 formations qualifiantes de courte durée. Élaboré et validé à la fin du mois de juillet dernier, ce plan d’action s’appuie rigoureusement sur le Référentiel national de formations et de compétences (RNFC) ainsi que sur les besoins réels exprimés par les opérateurs économiques de la région.













































