La 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) a été l’occasion de faire ressortir le poids de l’Algérie sur la scène internationale, plus spécialement en Afrique.
On a entendu le Premier ministre du Niger, Ali Mahaman Lamine Zeïne, exprimer sa reconnaissance à l’égard de l’Algérie pour son soutien à son pays dans plusieurs domaines, notamment l’exploitation des ressources naturelles et la défense. On a vu aussi comment Ahmed Attaf est allé saluer son homologue nigérien à la fin de son discours. La 81ème session de l’AGNU a permis également à la diplomatie algérienne d’exposer les thèses et la démarche de l’Algérie concernant les grands problèmes qui marquent les relations internationales, particulièrement dans la proximité régionale. Il en est ainsi de « la position constante et de principe de l’Algérie en faveur de la juste cause sahraouie et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination » qui a été réaffirmée par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, lors de sa rencontre, à New York, avec le ministre des Affaires étrangères et des Affaires africaines de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Yeslem Beïssat. « L’Algérie ne cessera de soutenir les efforts onusiens visant à permettre au peuple sahraoui d’exercer ce droit, qui est l’essence de la question sahraouie et le fondement de tout règlement politique juste et durable, conformément aux principes de la Charte des Nations unies, au droit international et aux décisions de la légalité internationale », a rappelé Ahmed Attaf. Avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Mauritaniens de l’extérieur de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Salem Ould Merzoug, a été réaffirmée la volonté des deux pays de « poursuivre les consultations et d’intensifier les mécanismes de coordination commune afin d’unifier les positions et de défendre les intérêts vitaux des deux pays dans les différents fora internationaux ». Le ministre d’État s’est entretenu également avec le ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, Constant-Serge Bounda, sur « l’état de la coopération entre les deux pays, qui connaît une dynamique remarquable, notamment dans le domaine de l’énergie, au regard de la grande expertise de l’Algérie dans ce secteur stratégique, et les perspectives de son élargissement à d’autres secteurs prioritaires comme les transports, les infrastructures et l’industrie pharmaceutique ».
Ahmed Attaf a tenu, à New York, une séance de travail avec le secrétaire d’État adjoint américain, Christopher Landau, au cours de laquelle ils ont fait le point sur le développement remarquable des relations entre l’Algérie et les États-Unis d’Amérique. Les deux parties ont échangé les vues autour de plusieurs questions régionales et internationales inscrites à l’ordre du jour des travaux de l’Organisation des Nations unies. Autres rencontres de Ahmed Attaf : avec le ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, son Altesse le prince Faïsal bin Farhan bin Abdullah Al Saoud, et la ministre des Affaires étrangères et des Expatriés du Yémen, Mme Afrah Abdulaziz Al-Zouba. Ahmed Attaf a représenté, samedi, l’Algérie à la 50e réunion des ministres des Affaires étrangères des pays membres du Groupe des 77 (G77) et de la Chine, tenue à New York, et a prononcé une allocution pour souligner l’importance de la place qu’occupe ce groupe au regard des profondes mutations de l’ordre international qui rendent indispensables l’unité et la solidarité des pays du Sud.
La fermeté du Front Polisario
La fermeté du Front Polisario sur ses revendications d’autodétermination et d’indépendance du Sahara occidental appuyées, sur le terrain, par des actions de résistance à l’occupation marocaine, ont porté leurs fruits. Lors de l’Assemblée générale des Nations unies, le haut conseiller de Donald Trump pour l’Afrique et les Affaires arabes, Massad Boulos, a accordé une interview à la chaîne France 24 pour faire savoir qu’aucune solution imminente n’était en vue sur ce dossier et qu’un accord devait nécessairement être accepté par les deux parties. À ce propos, le 31 octobre 2026 constitue une échéance cruciale pour le dossier du Sahara occidental, car, à cette date, le Conseil de sécurité devra renouveler le mandat de la MINURSO.
M’hamed Rebah















































