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| A la Une |
HASSAN HATTAB, ÉMIR ET FONDATEUR DU GSPC
LANCE UN IMPORTANT APPEL À SES HOMMES :
«CESSEZ TOUT
ACTE TERRORISTE…»
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L’ importance de cet
appel, qui ne peut
échapper à personne,
confirme d’abord que Droudkal
n’a jamais pris la tête de ce
groupe. Il représente, en outre,
le chant du cygne pour ce groupe
terroriste que d’aucuns
avaient tenté, en vain, de faire
passer pour la branche armée
d’Al Qaïda en Algérie.
Hassan Hattab, alias Abou
Hamza, vient de lancer un très
important appel, scellant en
quelque sorte un très important
tournant dans la lutte antiterroriste.
Celui que l’on disait en
trêve depuis plusieurs années
déjà, en compagnie des plus
fidèles de ses lieutenants, vient
en effet de lancer un appel
urgent sur un site Internet
habituellement attribué aux
mouvances islamistes armées
dans lequel il lance un appel
sans ambages à ses éléments
afin qu’ils « cessent toute action
subversive et quittent immédiatement
le maquis ». Hattab,
sans ambages, choisit un style
direct et dépouillé, celui d’un
seigneur de la guerre, pour
s’adresser à ses hommes, ainsi
qu’aux jeunes qui pourraient
encore être tentés par le « chant
des sirènes » des maquis.
Hattab commence ainsi par
mettre en avant sa légitimité
historique en rappelant cela : «
Vous saviez que nous vous avons
précédés dans cette voie et que
nous étions parmi les principaux
chefs. Personne ne peut
dire le contraire.
Cependant, nous avons évalué
notre démarche, en toute
sincérité et loyauté, et nous
sommes arrivés à conclure qu’il
s’agit d’une impasse sans sortie
possible ».
Cette condamnation et ce
constat, tout simplement historiques,
sont allés plus loin que
n’était arrivé Madani Mezrag,
émir national de l’AIS, branche
armée de l’ex-FIS, à la suite de
son accord conclu en vue
d’amener ses hommes, en 1997,
à déposer les armes à travers
tout le pays. et de continuer : «
Nous avons considéré qu’il est
de notre devoir légitime de
mettre fin au combat et de ne
pas persister dans cette voie ».
Une raison suffisante, sans
doute, pour lancer l’appel que
voici : « Comme je vous
conseille de vous raviser et d’arrêter
votre action et de descendre
en vue d’être pris dans
les bras de votre société et de
vos familles. Ceci sera bénéfique
pour vous, du point de vue
de la religion et dans votre vie ».
Prenant le chemin de la foi et
de la théologie pour défendre ce
point de vue, l’auteur de ce
communiqué daté d’hier, précise
également qu’ « il a été porté
à votre connaissance que tous
les oulémas sont unanimes
quant à l’illégitimité du combat
dans ce pays».
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ATTENTAT KAMIKAZE AUX ISSERS
43 MORTS
ET 45
BLESSÉS
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MOUVEMENT DE PROTESTATION
DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
UN AUTRE
SIT-IN
EMPÊCHÉ HIER
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SIMPLE LECTURE
L'apparition toute récente en
Algérie des harraga, suivi
aussitôt par celle des
kamikazes, devrait pousser nos
décideurs à réviser, sans perdre
une seconde, leur feuille de route.
Ces deux phénomènes, inconnus
jusque -là dans nos moeurs,
constituent, en première lecture,
un cinglant désaveu aux
politiques successives imposées
aux Algériens depuis le
recouvrement de l'indépendance.
On ne naît pas harrag ou
kamikaze. On le devient. Ce n'est
ni le chant des sirènes ou le
Paradis qui poussent ces jeunes
au suicide ou à se faire exploser.
Pour commettre l'irréparable ou
franchir l'infranchissable, il ne
faut avoir plus à rien à perdre. Et
tous ces enfants d'Algérie qui
franchissent le Rubicon n'ont
plus grand-chose à perdre dans
ce bas monde où leurs
semblables les ont réduits à vivre
tels des zombies, embusqués
dans une immense salle d'attente,
à attendre quelque chose dont ils
ignorent la teneur et qui ne
viendra jamais.
Bien entendu, l'immensité de tout
ce désespoir ne peut excuser, ni
justifier l’attitude de ces jeunes
qui s'autodétruisent, se
transforment en monstres, ne
laissant sur leur sillage que mort
et désolation.
Et dans l'immédiat, une urgence
s'impose : ceux qui détiennent les
clés du pouvoir doivent
impérativement se regarder
profondément dans les yeux et
agir...agir, tout en ayant à l'esprit
que ces jeunes à qui on a appris
à détester leur pays et leurs
semblables auraient pu être leurs
...propres enfants.
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