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Édition du 20 Août 2008 n°1355
 
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HASSAN HATTAB, ÉMIR ET FONDATEUR DU GSPC
LANCE UN IMPORTANT APPEL À SES HOMMES :
«CESSEZ TOUT ACTE TERRORISTE…»
L’ importance de cet appel, qui ne peut échapper à personne, confirme d’abord que Droudkal n’a jamais pris la tête de ce groupe. Il représente, en outre, le chant du cygne pour ce groupe terroriste que d’aucuns avaient tenté, en vain, de faire passer pour la branche armée d’Al Qaïda en Algérie. Hassan Hattab, alias Abou Hamza, vient de lancer un très important appel, scellant en quelque sorte un très important tournant dans la lutte antiterroriste. Celui que l’on disait en trêve depuis plusieurs années déjà, en compagnie des plus fidèles de ses lieutenants, vient en effet de lancer un appel urgent sur un site Internet habituellement attribué aux mouvances islamistes armées dans lequel il lance un appel sans ambages à ses éléments afin qu’ils « cessent toute action subversive et quittent immédiatement le maquis ». Hattab, sans ambages, choisit un style direct et dépouillé, celui d’un seigneur de la guerre, pour s’adresser à ses hommes, ainsi qu’aux jeunes qui pourraient encore être tentés par le « chant des sirènes » des maquis. Hattab commence ainsi par mettre en avant sa légitimité historique en rappelant cela : « Vous saviez que nous vous avons précédés dans cette voie et que nous étions parmi les principaux chefs. Personne ne peut dire le contraire. Cependant, nous avons évalué notre démarche, en toute sincérité et loyauté, et nous sommes arrivés à conclure qu’il s’agit d’une impasse sans sortie possible ». Cette condamnation et ce constat, tout simplement historiques, sont allés plus loin que n’était arrivé Madani Mezrag, émir national de l’AIS, branche armée de l’ex-FIS, à la suite de son accord conclu en vue d’amener ses hommes, en 1997, à déposer les armes à travers tout le pays. et de continuer : « Nous avons considéré qu’il est de notre devoir légitime de mettre fin au combat et de ne pas persister dans cette voie ». Une raison suffisante, sans doute, pour lancer l’appel que voici : « Comme je vous conseille de vous raviser et d’arrêter votre action et de descendre en vue d’être pris dans les bras de votre société et de vos familles. Ceci sera bénéfique pour vous, du point de vue de la religion et dans votre vie ». Prenant le chemin de la foi et de la théologie pour défendre ce point de vue, l’auteur de ce communiqué daté d’hier, précise également qu’ « il a été porté à votre connaissance que tous les oulémas sont unanimes quant à l’illégitimité du combat dans ce pays».
 Rafik Bakhtini

ATTENTAT KAMIKAZE AUX ISSERS
43 MORTS ET 45 BLESSÉS
 LE CARNAGE PAR L’IMAGE
 
MOUVEMENT DE PROTESTATION DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS
UN AUTRE SIT-IN EMPÊCHÉ HIER
ÉDITORIAL
SIMPLE LECTURE
L'apparition toute récente en Algérie des harraga, suivi aussitôt par celle des kamikazes, devrait pousser nos décideurs à réviser, sans perdre une seconde, leur feuille de route. Ces deux phénomènes, inconnus jusque -là dans nos moeurs, constituent, en première lecture, un cinglant désaveu aux politiques successives imposées aux Algériens depuis le recouvrement de l'indépendance. On ne naît pas harrag ou kamikaze. On le devient. Ce n'est ni le chant des sirènes ou le Paradis qui poussent ces jeunes au suicide ou à se faire exploser. Pour commettre l'irréparable ou franchir l'infranchissable, il ne faut avoir plus à rien à perdre. Et tous ces enfants d'Algérie qui franchissent le Rubicon n'ont plus grand-chose à perdre dans ce bas monde où leurs semblables les ont réduits à vivre tels des zombies, embusqués dans une immense salle d'attente, à attendre quelque chose dont ils ignorent la teneur et qui ne viendra jamais. Bien entendu, l'immensité de tout ce désespoir ne peut excuser, ni justifier l’attitude de ces jeunes qui s'autodétruisent, se transforment en monstres, ne laissant sur leur sillage que mort et désolation. Et dans l'immédiat, une urgence s'impose : ceux qui détiennent les clés du pouvoir doivent impérativement se regarder profondément dans les yeux et agir...agir, tout en ayant à l'esprit que ces jeunes à qui on a appris à détester leur pays et leurs semblables auraient pu être leurs ...propres enfants.
PAR : Hocine Hadj Ali 
 
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