La manifestation culturelle inédite « Cinéma sous les étoiles et l’art du Mapping vidéo » a ouvert ses portes vendredi soir à Alger, offrant au public une redécouverte spectaculaire du patrimoine cinématographique national. Jusqu’au 2 octobre, le Parc de loisirs « Fantasia Land » d’El Achour devient le théâtre d’une fusion fascinante entre le septième art traditionnel et les technologies immersives de pointe, inaugurée par la projection du film culte « Taxi El Mekhfi ».
Organisé par le Centre algérien de développement du cinéma (CADC) en étroite coordination avec le Studio « Audio Visual and Electronic Experiences » (AVEE), cet événement se veut un véritable pont entre le passé et le futur. Selon Zineddine Arkab, directeur du CADC, cette initiative conjugue le septième art, le patrimoine culturel algérien, les technologies immersives et la création numérique. L’approche artistique innovante proposée permet d’associer la projection cinématographique classique à des techniques de projections lumineuses tridimensionnelles. Lors de cette soirée d’ouverture, les spectateurs ont pu assister à une véritable métamorphose visuelle. Les surfaces tridimensionnelles, telles que les façades d’édifices et les structures architecturales environnantes, se sont transformées en écrans géants et animés. Ces supports inattendus ont accueilli des créations visuelles dynamiques en parfaite harmonie avec l’univers du film projeté, offrant au nombreux public présent une expérience totalement immersive.
Le choix de l’œuvre pour inaugurer cet événement s’est porté sur un monument de la comédie algérienne : « Taxi El Mekhfi » (le clandestin), réalisé en 1989 par le regretté Benamar Bakhti. Ce long métrage de 90 minutes raconte les péripéties hilarantes d’un groupe de voyageurs qui, faute de bus pour rejoindre Alger, s’en remettent au propriétaire d’un véhicule délabré. Cette aventure rocambolesque a surtout été l’occasion de raviver la mémoire collective et de rendre hommage à une pléiade d’icônes disparues du cinéma algérien, parmi lesquelles Yahia Benmabrouk, Ouardia Hamitouche, Hamza Feghouli, Rachid Fares, et Ahmed Benaïssa. Au-delà de la simple prouesse technique et du divertissement, cette manifestation s’inscrit dans une stratégie claire de préservation et de valorisation. Comme l’a souligné le directeur du CADC, l’objectif est de moderniser les modes de diffusion du patrimoine cinématographique algérien. En faisant se rencontrer la mémoire collective et la modernité technologique, « Cinéma sous les étoiles » ouvre de nouvelles perspectives d’interaction pour les nouvelles générations avec les grandes œuvres nationales.
R. C.














































