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PRISONNIERS PALESTINIENS : Hassan Salameh menacé de mort par Ben Gvir

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Le ministre de la Sécurité nationale de l’entité sioniste, Itamar Ben Gvir, a suscité de vives réactions après avoir pénétré dans la cellule du prisonnier palestinien Hassan Salameh et lui avoir directement proféré des menaces de mort et d’exécution. Le Centre palestinien de défense des prisonniers a dénoncé, dimanche, une escalade dangereuse dans l’incitation publique contre les détenus palestiniens. Selon le Centre, Ben Gvir aurait déclaré à Hassan Salameh : « Je veux te tuer, je veux t’exécuter », lors de sa visite dans sa cellule. Il a appelé à une réaction internationale et à l’ouverture d’une enquête sérieuse sur ces menaces, tout en exigeant que la sécurité du prisonnier soit garantie. Détenu depuis près de trente ans, Hassan Salameh a passé environ la moitié de cette période en isolement cellulaire et souffre de plusieurs maladies chroniques. Le Centre palestinien de défense des prisonniers a dénoncé la transformation de sa cellule en une scène de menace et d’humiliation devant les caméras, estimant que cette pratique constitue une forme grave de mauvais traitements et témoigne de l’instrumentalisation politique du dossier des prisonniers palestiniens. L’organisation a également mis en garde contre l’exploitation de la question des prisonniers dans le cadre de la compétition politique à l’approche des élections israéliennes. Elle a notamment dénoncé l’utilisation du durcissement des conditions de détention et des mesures répressives comme moyens de démonstration politique devant l’opinion publique sioniste. Ces faits interviennent alors que Ben Gvir multiplie les incursions dans les prisons de l’occupation et les apparitions devant les caméras lors de ses visites aux détenus. Ces scènes ont suscité de nombreuses critiques palestiniennes, en raison des menaces et des démonstrations de fermeté affichées à l’encontre des prisonniers.
Le Centre a averti que la répétition de ces pratiques, en l’absence de mécanismes de reddition de comptes, risque d’encourager davantage de mesures de répression et de mauvais traitements dans les prisons de l’occupation. Il a également souligné que l’instrumentalisation du dossier des prisonniers dans les campagnes électorales pourrait exposer davantage leurs droits fondamentaux aux politiques de restriction et de représailles. De son côté, le mouvement de résistance palestinienne, Hamas, a dénoncé les menaces d’exécution proférées par Ben Gvir contre Hassan Salameh, estimant qu’elles font craindre de nouveaux crimes contre les prisonniers palestiniens.
Dans un communiqué rendu public dimanche soir, la résistance palestinienne a affirmé que la vidéo diffusée par Ben Gvir, qu’il a qualifiée de « mise en scène », ne parviendrait pas à entamer la détermination de Hassan Salameh ni celle des autres prisonniers. Le mouvement a également dénoncé une politique qui, selon lui, transforme les prisons de l’occupation en lieux de violences physiques directes. La résistance a, par ailleurs, affirmé que ces pratiques constituaient une violation des normes du droit international et assuré poursuivre ses efforts, « à tous les niveaux et par tous les moyens », pour obtenir la libération des prisonniers palestiniens. Le mouvement a enfin réaffirmé que la question des prisonniers demeure au cœur des causes nationales palestiniennes, alors que Hassan Salameh reste détenu depuis trois décennies.
La vidéo publiée par Ben Gvir le montre à l’intérieur de sa cellule, où il lui adresse directement des menaces de mort et d’exécution.
M. S.

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