Le rappeur américain Macklemore, écarté des concerts d’Ed Sheeran après des propos en faveur des Palestiniens, a annoncé jeudi dernier organiser sa propre tournée, le « Free Palestine Tour », en Europe. Son éviction de la première partie des concerts de la pop star britannique pour avoir appelé à « libérer la Palestine » a provoqué une vive polémique aux Etats-Unis et au-delà. En réaction, Macklemore a annoncé qu’il donnerait trois concerts fin octobre à Londres, Paris et Dublin. D’autres concerts doivent suivre aux Etats-Unis et les bénéfices seront reversés à des associations pro-palestiniennes, a-t-il précisé.
« Ce qui m’est arrivé dépasse ce qui peut toucher un seul artiste », a déclaré le rappeur de 43 ans sur Instagram. « Nous sommes en 2026. Rester apolitique face à un génocide, ça ne marche plus », a-t-il ajouté, en accusant l’entité sioniste. Macklemore avait été mis à l’écart de la tournée la semaine dernière sous la pression de propriétaires de stades américains. Cette décision avait valu à Ed Sheeran, ancien guitariste de rue devenu l’un des chanteurs les plus écoutés de sa génération, un déluge de critiques sans précédent pour un musicien jusque-là très consensuel.
Lors d’un concert à Philadelphie samedi, il a reconnu « des erreurs » et déclaré que la situation à Gaza était « injustifiable ». D’autres artistes, dont Finneas, frère de la star Billie Eilish, se sont retirés de la tournée d’Ed Sheeran en solidarité avec Macklemore.















































