Accueil À LA UNE DÉVELOPPEMENT TOUS AZIMUTS : L’Algérie compte sur ses scientifiques

DÉVELOPPEMENT TOUS AZIMUTS : L’Algérie compte sur ses scientifiques

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Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, estime que le niveau de développement actuel en Algérie appelle à la contribution de ses scientifiques où qu’ils se trouvent pour permettre au pays de se propulser là où il mérite d’être.
« C’est un grand honneur pour moi de vous rencontrer. Vous êtes l’élite de l’élite du pays dans tous les domaines », s’est adressé le président Tebboune, dimanche, aux membres du Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, qu’il a accuillis au palais d’El Mouradia, soulignant que « le niveau de développement actuel en Algérie appelle la contribution de ses scientifiques où qu’ils se trouvent ». « Le pays se développe grâce à ses enfants et à ses diplômés universitaires », a ajouté le Président, rappelant que l’Algérie est « un pays très jeune comparé à l’Europe, puisque les jeunes de moins de 40 ans représentent plus de 70% de la population ». « Ce que nous sommes en train de semer va tenir au moins une vingtaine ou une trentaine d’années pour permettre à l’Algérie de se propulser là où elle mérite d’être, par rapport à l’ambition de ses enfants », a conclu le président de la République.
En retour, les scientifiques algériens ont exprimé leur satisfaction de cette initiative présidentielle. « S’appuyer sur nos scientifiques ». C’est le message central porté ainsi par le professeur Elias Zerhouni, coordinateur du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, à l’issue de sa rencontre avec le président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Pour lui, l’Algérie dispose désormais des compétences et des moyens nécessaires pour franchir une nouvelle étape de son développement, à condition de mobiliser pleinement son potentiel scientifique, aussi bien à l’intérieur du pays qu’au sein de sa diaspora.
Elias Zerhouni a fait état de la « conviction du président de la République que l’Algérie a aujourd’hui besoin d’un véritable décollage dans différents domaines, en s’appuyant sur ses scientifiques, aussi bien ceux établis dans le pays que ceux vivant à l’étranger ». « Nous avons les moyens de le faire et notre pays est prêt pour cette étape », a-t-il affirmé, mettant en avant la richesse des compétences algériennes et la nécessité de les orienter vers les priorités nationales. Cette ambition a été également soulignée par Abdelmadjid Tebboune lors de sa rencontre avec les membres du Haut Conseil. Le chef de l’État a estimé que le niveau de développement atteint par l’Algérie impose désormais une implication accrue de ses scientifiques, « où qu’ils soient », dans l’accompagnement d’une nouvelle phase de développement. « C’est un grand honneur pour moi de rencontrer l’élite de l’élite de notre pays dans différents domaines », a déclaré le président de la République, mettant en avant le rôle des compétences scientifiques dans la construction de l’avenir national.

Une feuille de route pour passer à l’action
Pour Elias Zerhouni, l’enjeu est désormais de transformer les échanges en projets concrets. Il a annoncé la préparation d’une feuille de route qui sera soumise au président de la République, avec l’objectif de mettre en place une organisation « agile » et adaptée aux besoins prioritaires du pays. Cette démarche devrait s’articuler autour de deux étapes. La première consiste à « comprendre l’écosystème, apprendre et écouter », afin d’identifier les besoins et les priorités nationales. La seconde devra permettre de définir des programmes à travers lesquels les compétences scientifiques, techniques et entrepreneuriales algériennes établies à l’étranger pourront apporter une contribution concrète. « Malgré sa qualité, ce Conseil ne pourra pas couvrir tous les sujets », a relevé Zerhouni, estimant que l’ensemble de la communauté scientifique, technique et entrepreneuriale algérienne à l’étranger constitue un réservoir d’expertise susceptible d’être davantage mobilisé.

De l’expertise aux projets
À travers cette démarche, le Haut Conseil entend renforcer les passerelles entre les chercheurs algériens, les universités, les institutions et les acteurs économiques. L’instance est notamment appelée à formuler des propositions sur des projets d’importance nationale, à évaluer leur pertinence scientifique et technologique, à favoriser la circulation des savoirs et à assurer une veille sur les technologies de pointe et émergentes. La première session du Haut Conseil s’est tenue à Alger en présence de scientifiques et d’experts algériens établis à l’étranger, ainsi que de représentants de secteurs ministériels et d’entreprises. Sa mise en place traduit la volonté d’inscrire la mobilisation de la diaspora scientifique dans un cadre institutionnel durable. Pour Elias Zerhouni, la priorité est désormais de passer à l’action : identifier les besoins, définir les programmes et mettre l’expertise des compétences algériennes, où qu’elles se trouvent, au service des ambitions nationales. « Nous avons les moyens de le faire et notre pays est prêt pour cette étape », a-t-il réaffirmé.
M. Seghilani

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