La bande de Ghaza a été de nouveau frappée par une série d’attaques meurtrières attribuées à l’armée d’occupation sioniste, visant plusieurs zones résidentielles de la ville de Ghaza. Ces bombardements surviennent dans un contexte de tensions persistantes et de violations répétées de l’accord de cessez-le-feu, en vigueur depuis plusieurs mois.
Une frappe aérienne a visé un appartement situé dans l’immeuble Al-Safdawi, dans le quartier d’Al-Sabra, au sud-ouest de la ville de Ghaza. L’attaque a fait une femme et un enfant parmi les victimes, tandis que quatre autres personnes ont été blessées, dont certaines dans un état critique. Dans un autre incident survenu dans la nuit, un bombardement a touché un appartement appartenant à la famille Al-Safdawi dans la rue Al-Thalathini. Le bilan est particulièrement lourd : quatre membres de la même famille ont été tués, dont Hussein Al-Safdawi, son épouse et leurs deux filles. Plusieurs autres personnes ont également été blessées. Par ailleurs, un cinquième civil a été tué lors d’une frappe distincte près du carrefour Al-Saftawi, au nord de la ville de Ghaza, portant encore davantage le poids des pertes civiles enregistrées en quelques heures seulement. En parallèle des frappes aériennes, des chars sionistes ont ouvert le feu depuis leurs positions situées au sud de Mawasi Rafah et au sud de Khan Younès. Des navires militaires auraient également tiré de manière intensive en mer, accentuant la pression militaire sur l’ensemble du territoire. Ces opérations s’inscrivent dans un contexte de violations continues du cessez-le-feu, dénoncées par plusieurs instances locales, qui affirment que les hostilités se poursuivent malgré les engagements annoncés.
Un bilan humain catastrophique
Le ministère de la Santé à Ghaza a publié son rapport statistique faisant état de 5 nouveaux martyrs et 43 blessés au cours des dernières 48 heures. L’institution précise également que de nombreuses victimes restent coincées sous les décombres ou dans des zones inaccessibles aux équipes de secours. Depuis le début de l’offensive le 7 octobre 2023, le bilan global s’élève désormais à 73 028 martyrs et 173 316 blessés, selon les autorités sanitaires locales. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre, la situation continue néanmoins de se détériorer : 1 017 personnes ont été martyrisées, tandis que 3 208 ont été blessées, et 784 corps ont été extraits des décombres.
Plus de 3 000 violations du cessez-le-feu
Dans un rapport détaillé, le Bureau médiatique gouvernemental de Ghaza affirme que l’accord de cessez-le-feu a été violé à 3 338 reprises depuis son entrée en vigueur. Selon ce document 1 012 personnes ont été tuées à la suite de ces violations ; 3 208 civils ont été blessés ; 100 personnes ont été arrêtées par les forces israéliennes pendant la période de trêve ; Ces chiffres, avancés par les autorités locales, témoignent selon elles d’une dégradation continue de la situation sécuritaire malgré les engagements internationaux.
Une aide humanitaire fortement limitée
Le rapport met également en lumière de graves restrictions concernant l’acheminement de l’aide humanitaire vers l’enclave assiégée. Sur les 150 600 camions d’aide prévus, seuls 54 023 seraient effectivement entrés à Ghaza, soit un taux de 36 %. La situation est similaire au niveau du passage frontalier de Rafah : sur 20 600 voyageurs autorisés, seuls 7 417 ont pu franchir la frontière, ce qui représente également un taux de 36 %. Ces limitations sont dénoncées par les autorités locales comme un facteur aggravant de la crise humanitaire, dans un territoire déjà fortement fragilisé par les destructions et les pénuries.
Appels urgents à l’intervention internationale
Le Bureau médiatique gouvernemental de Ghaza a condamné ce qu’il qualifie de « politique systématique visant à cibler et à exterminer la population palestinienne », tenant l’occupation israélienne entièrement responsable de la détérioration de la situation humanitaire. L’institution appelle par ailleurs les médiateurs internationaux et les parties garantes de l’accord de cessez-le-feu à intervenir de toute urgence afin d’obliger Israël à respecter ses engagements, à mettre fin aux violations en cours et à permettre l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire. Alors que les frappes se poursuivent et que les bilans ne cessent de s’alourdir, la situation à Ghaza demeure extrêmement critique, sans signe d’apaisement durable à court terme.
M. S.









































