Le marché de la finance islamique en Algérie connaît une progression « très encourageante » 6 ans après le lancement de ses premières fenêtres dédiées, avec une croissance des activités, un élargissement du réseau et une diversification des produits proposés. Dans une déclaration à la presse, Sofiane Mezari, chef du département de la finance islamique à la Banque Arabe et membre de la commission de la finance islamique de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers, estime que le marché a désormais dépassé 1.000 milliards de dinars. Selon ses estimations, le secteur compte actuellement 13 acteurs, dont deux banques islamiques et onze banques conventionnelles proposant des produits de finance islamique à travers des fenêtres dédiées. Cette progression ne se limite pas aux volumes. Elle s’est également accompagnée d’un élargissement géographique des services et d’une diversification de l’offre, permettant à un nombre croissant de particuliers et d’entreprises d’accéder à ces produits. L’offre comprend notamment les comptes bancaires et l’épargne, ainsi que le financement de la consommation, de l’immobilier, de l’automobile et des équipements. Les solutions destinées aux entreprises se développent également progressivement. Pour Sofiane Mezari, l’importance de cette évolution ne réside donc pas uniquement dans les chiffres. En quelques années, la finance islamique est passée d’une phase de lancement à celle d’un véritable composant du paysage bancaire algérien. Cette dynamique traduit, selon lui, l’existence d’une demande réelle et durable pour les produits bancaires islamiques et leur capacité à contribuer à la mobilisation de l’épargne, à l’inclusion financière et au financement de l’économie réelle.
Ania N.














































