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GHAZA : Entre accusations d’« apartheid » et tensions autour du plan de paix américain

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La situation à Ghaza continue de susciter de vives réactions sur la scène internationale, alors que les déclarations de la rapporteure spéciale de l’ONU Francesca Albanese sur Israël interviennent dans un contexte marqué également par des divergences autour du plan américain pour Ghaza.

Francesca Albanese dénonce un « projet d’État »

La rapporteure spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, a accusé l’entité sioniste de faire de « l’extermination » et de « l’apartheid » un « projet d’État ».  Dans des déclarations publiées sur les réseaux sociaux, elle a affirmé que l’entité sioniste avait révélé sa vision de la Palestine, qu’elle décrit comme une volonté d’effacer toute présence palestinienne « entre le fleuve et la mer ». Elle a également appelé à des mesures internationales contre Israël, notamment l’isolement diplomatique, la réduction des échanges commerciaux et l’arrêt des livraisons d’armes. « La Nakba n’est jamais terminée », a-t-elle ajouté, en référence à l’exode massif de Palestiniens lors de la création d’Israël en 1948. Les prises de position d’Albanese bénéficient du soutien de plusieurs pays arabes et musulmans ainsi que de nombreuses organisations de défense des droits humains. Elles suscitent toutefois de fortes critiques de la part de l’entité sioniste, des États-Unis et de certains pays occidentaux, qui l’accusent notamment de partialité et de dépasser le cadre de son mandat. L’entité sioniste et ses alliés ont à plusieurs reprises contesté ses conclusions et ses méthodes.

Washington relativise le rejet du plan de paix par Netanyahou

Dans le même temps, les discussions autour de l’avenir de Ghaza restent marquées par des divergences entre l’entité sioniste et l’administration américaine. Selon Axios, qui cite un haut responsable américain, la Maison-Blanche ne serait pas particulièrement préoccupée par le rejet exprimé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou concernant le plan américain en 15 points pour Ghaza. D’après le journaliste Barak Ravid, un responsable américain aurait indiqué que Washington considère notamment les déclarations de Netanyahou comme liées au contexte politique israélien. Le Premier ministre israélien aurait par ailleurs échangé la semaine dernière avec Jared Kushner, envoyé spécial du président Donald Trump, et accepté de donner une chance au plan malgré ses réserves. Selon cette même source, Netanyahou se serait également engagé à réduire les frappes sur Ghaza afin de laisser place à un processus de désarmement. De son côté, le Premier ministre israélien a affirmé dimanche qu’Israël rejetait le plan du « Conseil de la paix », composé de 15 points, et que l’armée d’occupation israélienne ne quitterait pas Ghaza tant que le Hamas n’aurait pas été totalement désarmé. Ces positions illustrent les divergences persistantes sur les conditions d’un éventuel règlement du conflit, alors que Washington cherche à préserver un processus politique tout en tenant compte des exigences sécuritaires de l’entité sioniste.

Ania N. 

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