Aujourd’hui, commence, à Boumerdès, la 14e édition de l’Université d’été des cadres de l’Etat sahraoui, qui se tiendra jusqu’au 20 août. Son contexte est dominé par les manœuvres du Makhzen marocain et de ses alliés agissant dans le cadre des accords d’Abraham visant à « normaliser » les relations des pays arabes avec l’entité sioniste. Les manœuvres consistent à dénaturer le conflit qui oppose le peuple sahraoui aux occupants marocains pour le faire passer d’une question de décolonisation à une question humanitaire et gouvernance qu’il faudrait juste améliorer et les autorités coloniales marocaines s’en chargeraient, ceci en violation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes consacré dans la charte de l’Onu. Dans un discours prononcé le 5 août à l’occasion de l’ouverture du 5e congrès des étudiants sahraouis (UESARI) dans le camp de réfugiés El-Ayoun, le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, vient de réaffirmer que la solution définitive et durable au conflit au Sahara occidental doit passer impérativement par l’accession de son peuple à l’autodétermination et à l’indépendance. Il a, à cet égard, mis en garde « contre les tentatives visant à marginaliser le processus dans le cadre des résolutions des Nations Unies et à ignorer le droit et la volonté du peuple sahraoui de choisir souverainement son destin », appelant « les étudiants, les jeunes et l’ensemble de la société sahraouie à maintenir leur unité face aux défis politiques et militaires actuels ». Dans le même sens, tout récemment, lors d’un colloque scientifique tenu à Alger, consacré à la question du Sahara occidental, des diplomates, experts et chercheurs, réunis à Alger, ont été unanimes à affirmer qu’il n’existe aucune alternative à l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit inaliénable à l’autodétermination à travers l’organisation d’un référendum libre et régulier, conformément aux exigences de la légalité internationale, soulignant l’importance stratégique des médias pour déconstruire le narratif de l’occupation et consolider la solidarité internationale. A cette occasion, intervenant en ouverture de cette journée, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) à Alger, Khatri Addouh, a animé une conférence intitulée « Perspectives de solution et de règlement futur », lors de laquelle il a réaffirmé que l’unique solution consensuelle pour le règlement de la question sahraouie réside dans « l’organisation du référendum d’autodétermination, conformément à l’accord conclu avec le Maroc en 1991 sous l’égide de l’ONU ». Le diplomate sahraoui a souligné que la communauté internationale est appelée, « de manière urgente », à intensifier ses efforts en soutien aux démarches onusiennes visant à permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination et à l’indépendance via un référendum libre et démocratique, qualifié de « seule voie viable pour l’instauration d’une paix juste et durable dans la région »..
« Résistance, liberté et indépendance totale »
L’Université d’été est placée cette année sous le slogan « Résistance, liberté et indépendance totale ». Elle accueille plus de 330 participants, aux côtés d’un panel d’enseignants et d’universitaires algériens et sahraouis qui animeront des conférences portant sur diverses thématiques liées à l’histoire, aux technologies, aux médias et à la communication, à la politique internationale et au droit international. Le programme comprend également la question des ressources naturelles du Sahara occidental, dans un contexte marqué par le pillage de ces ressources par l’occupation marocaine et leur exploitation en dehors de la volonté du peuple sahraoui, ce qui soulève des questions juridiques et politiques liées au statut du territoire occupé, considéré comme une question de décolonisation dont le processus n’est pas encore achevé.
M. R.















































