Tant qu’il reste des hommes…

Le wali d’Oran, Mouloud Chérifi, a dénoncé les listes d’attribution des logements sociaux, affirmant que la moitié des bénéficiaires des logements sociaux ne les méritent pas.
Ce n’est plus un citoyen, mais un haut cadre de l’État qui dénonce. C’est un fait nouveau, serions-nous tentés de dire, dans la critique officielle des affaires locales.
Mouloud Chérifi n’a pas fait que dénoncer : il a carrément mis en garde les P/APC sans leur porter des accusations directes. Chérifi a seulement dit que les autorités compétentes allaient diligenter des enquêtes, allusion directe cette fois-ci, que les maires corrompus seront débusqués.
Le fin fil de l’histoire est que si les responsables commencent à dénoncer d’autres responsables, c’est que la corruption a atteint des seuils inconcevables. C’est une bonne chose au moins de constater que nos responsables ne sont pas tous des corrompus.
Tant qu’il reste des hommes, comme dirait le nostalgique…
F. O.