Les éléphants ont commencé petits…

Ce petit billet peut constituer la suite à celui, récent, intitulé « les mérites de la lenteur », qui encensait les bienfaits de vivre avec la lenteur exigée par la sagesse, pour bien déguster les choses de la vie.
C’est aussi un éloge à la marche naturelle des choses, à la progression pénible mais sûre dans l’ordre de la vie. Même si certains rêvent de brûler les étapes, de foncer vite vers la gloire, il n’y a rien de mieux que de marcher lentement vers ses objectifs, en mesurant ses potentialités, le temps à parcourir, les espaces à franchir et les réserves que l’on possède pour arriver à point. L’éléphant, pachyderme immense qui respire la puissance dans la savane, a pourtant commencé petit, fragile et sans défense. Ce n’est qu’au prix de plusieurs années d’efforts qu’il atteint sa pleine maturité et peut légitimement se réclamer d’un statut qui le place en haut des puissants de ses espaces géographiques.
Cela peut aussi donner à méditer à ceux qui se voient grands tout le temps, alors qu’un minuscule germe, quasiment invisible à l’œil nu, peut les faire décrépir en cinq sec. C’est aussi dire dans un certain style qu’on est grand ou petit par rapport à qui, à quoi…
I.M. Amine