Les mérites de la lenteur

Une des calamités qui secouent la société moderne et les jeunes de la nouvelle génération, s’appelle la rapidité. Tout se fait vite, comme si on était dans une course contre la montre. On n’aime plus la tortue, on aime plutôt les bolides, les voitures à 220 km/H. C’est dans l’air, la vitesse. Tout se compte en débit, en km, en vitesse et en temps écoulé. De sorte qu’à la fin, nous avons une génération formée et formatée à la vitesse.
Sauf que la vitesse ne produit que des effets visuels, et rien de bien sérieux, ni profond. Tout, en fait, pratiquement tout, puise dans la durée et le temps pour produire un effet durable et profond : l’amour, le savoir, les sciences, la morale,… etc.
En vivant lentement, la tortue peut vivre jusqu’à 100 ans, en mangeant de la salade, des fruits et des légumes. Elle vit heureuse et bien.
Un des plus grands historiens de notre époque, Fernand Braudel, qui a longtemps enseigné et vécu à Alger et à Sétif, a puisé l’essentiel de ses théories dans le temps et la durée. Hors la durée, il n’y a que des illusions d’optique qui ne résistent pas aux épreuves du temps…
I.M. Amine