Palestine

LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE RÉAFFIRME SA SOLIDARITÉ ET CONDAMNE LES CRIMES SIONISTES : Soutien planétaire avec le peuple palestinien

Le comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a tenu hier, en présentiel, une réunion spéciale à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, abritée par la salle de l’ECOSOC au siège des Nations unies à New York.

Le monde est témoin de diverses actions de soutien à la cause palestinienne tout au long de l’année et particulièrement cette journée du 29 novembre. Depuis 1977 l’Assemblée générale des Nations unies organise une réunion au même jour de chaque année en consultation avec le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien. Cette date a une signification particulière pour le peuple palestinien qui coïncide avec l’adoption de la résolution qui prévoyait le partage de la Palestine en deux États. Cette journée offre traditionnellement à la communauté internationale l’occasion de concentrer son attention sur le fait que la question de la Palestine n’est pas encore réglée et que le peuple palestinien n’a pas encore atteint ses droits inaliénables tels que définis par l’Assemblée générale de l’ONU, à savoir le droit à l’indépendance, la souveraineté nationale, ainsi que le droit de retour des réfugiés palestiniens à leur terre spoliée par l’entité sioniste depuis 1948 à ce jour. En marge de cette journée, le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayeh, a appelé récemment la communauté internationale « à rejeter les colonies, les meurtres et les destructions » et à demander à l’occupant sioniste «de payer le prix des politiques agressives systématiques contre le peuple palestinien ». De son côté le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déclaré « ensemble, réaffirmons notre soutien au peuple palestinien, pour l’aider à réaliser ses droits inaliénables et à bâtir un avenir de paix, de dignité, de justice et de sécurité », soulignant que «la position de l’ONU est claire : la paix doit avancer – l’occupation doit cesser ». Le chef de l’ONU a rappelé en outre que le monde célèbre cette journée à un moment où l’espoir de paix s’amenuise. « Le nombre croissant de pertes en vies humaines parmi les civils palestiniens, lors du nouveau déchaînement de violence en Cisjordanie occupée, m’attriste infiniment. Chaque perte de vie renforce les craintes et engendre de nouvelles violences », a-t-il mis en garde, exhortant toutes les parties à « s’employer immédiatement à réduire les tensions et à briser ce cycle mortel ». M. Guterres a affirmé que « les causes persistantes du conflit, à savoir l’occupation en cours, l’extension des colonies, les démolitions d’habitations et les expulsions, accentuent la colère et le désespoir ».

Qatar 22 : Le drapeau palestinien flotte et les Israéliens se font discrets
Actuellement, l’évènement de la Coupe du monde au Qatar représente une occasion en or de mettre en avant la cause palestinienne, et ceci est en cours de réalisation. Le Qatar, qui tient à afficher son soutien aux Palestiniens, le pays n’entretient pas de relations officielles avec Israël a vu l’accrochage de drapeaux palestiniens aux vitres de voitures, le port de brassards reprenant les motifs du keffieh, symbole de la résistance à l’occupation israélienne, tandis que des chants palestiniens résonnent dans les fan zones de Doha. Une occasion pour faire connaître la cause aux étrangers comme a déclaré un palestinien résidant au Qatar « certains étrangers ne connaissent pas le drapeau palestinien et nous posent des questions », rappelons que Le Qatar abrite près de 250 000 Palestiniens sur une population totale de près de trois millions d’habitants, composée majoritairement d’expatriés. Tandis qu’à la même occasion plusieurs journalistes israéliens ont déclaré la difficulté de couvrir l’évènement, les supporteurs ont tendance à ne pas adresser la parole ou entendre des phrases tel que « Il n’y a que la Palestine, il n’y a pas d’Israël… vous n’êtes pas le bienvenu ici ». D’autres ont même été expulsé de taxis et de restaurants en raison de leurs nationalité israélienne.

Pour le président Tebboune, la solidarité avec la Palestine doit aller au-delà des discours
Pour la même occasion, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a tenu à adresser une lettre dans laquelle il affirme la ferme position de l’Algérie à l’appui de la Palestine dans sa lutte pour restaurer ses droits usurpés, qui sont garantis par la légitimité internationale. Il continue en affirmant aussi que « la commémoration de cette journée est une affirmation explicite des droits inaliénables du peuple palestinien à établir son État indépendant avec El Qods pour capitale », soulignant le fait que la solidarité avec la Palestine doit aller au-delà de la prononciation de discours. Le chef de l’État, ajoute que « le processus de solidarité avec le peuple palestinien ne se limite pas à prononcer des discours, mais consiste plutôt à travailler sur des plans efficaces qui conduisent à la réalisation d’une solution finale qui leur permette de vivre dans la dignité avec une pleine souveraineté sur leur terre. » En outre, Abdelmadjid Tebboune a mis l’accent sur la « Déclaration d’Algérie » qui vise à jeter les bases d’un véritable terrain qui met fin à la division et conduit au rassemblement autour de revendications unifiées qui conduisent à l’équité envers le peuple palestinien et à la restauration de sa liberté et de sa souveraineté qui lui ont été volées depuis des décennies.

La Tunisie insiste sur un droit imprescriptible
À l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée le 29 novembre de chaque année, la Tunisie réaffirme sa conviction que la paix n’est possible qu’après restitution du droit imprescriptible des Palestiniens. Dans une déclaration publiée par le ministère des Affaires étrangères, la Tunisie souligne, à nouveau, sa position constante en faveur de la cause palestinienne et du combat légitime du peuple palestinien frère pour mettre fin à l’occupation et instaurer un État indépendant et souverain dans les frontières de 1967 avec El-Qods pour capitale.

La solidarité internationale s’organise
La France notamment a vu des mouvements de solidarité avec le peuple palestinien Paris Sud,  l’AFPS Paris 14-6, l’AFPS Gentilly, le Collectif Boycott Apartheid Israël – Paris Banlieue et Forum Palestine Citoyenneté  ont tenu une rencontre publique le, 26 novembre dernier,  de soutien aux prisonniers palestiniens, avec des interventions  d’avocats, d’universitaires, d’acteurs  politiques  dont celle  des membres de la Campagne pour la libération des enfants palestiniens détenus dans les geôles de l’occupant sioniste. Cette manifestation a lieu en amont de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, établie par les Nations unies et prévue le 29 novembre de chaque année. « Face à l’apartheid, quelle résistance de la jeunesse palestinienne ?» sera le thème du débat de ces 8 heures pour la Palestine. Ce débat se déroulera en présence de Sami Huraini, co-fondateur d’un mouvement de résistance au sud de Hébron, et de Muiz Karaja, journaliste palestinien. Toujours en France, précisément à Strasbourg, un Gala à l’honneur de la culture palestinienne est prévu le 3 décembre sous forme de Soirée festive avec de la musique palestinienne avec « Les Talents de Palestine », de la danse traditionnelle dabké avec la troupe « Raj’Een», un défilé de robes palestiniennes brodées, une lecture de poème en arabe et en français. Boissons et petits plats en vente au profit des écoles de musique. À son tour, la campagne de solidarité irlando-palestinienne a organisé une exposition d’artisanat palestinien samedi 26 novembre à Dublin, en conjonction avec la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, soulignant qu’avec la résistance continue des Palestiniens à l’occupation, leur lutte pour la liberté doit être soutenue.

Le peuple palestinien maintient le cap de la lutte
La Journée de solidarité avec la Palestine intervient alors que les Palestiniens continuent de faire face à des attaques racistes en Cisjordanie occupée, dont Al-Khalil, la cible de graves violations, toutes commises par des colons avec la complicité des forces de sécurité de l’occupation sioniste. Les Palestiniens sont également confrontés à des arrestations arbitraires : Dans leur rapport mensuel, les établissements de détention ont déclaré qu’en octobre seulement, les arrestations ont atteint 445, dont 35 enfants et 19 femmes, dans les territoires occupés. Selon un rapport officiel, 147 Palestiniens ont été martyrisés par les balles de l’armée sioniste en Cisjordanie occupée depuis le début de cette année, décrite par les Nations unies comme « la plus sanglante de Cisjordanie depuis 2006 ». La mort de Mofid Muhammad Zaâtout Khalil en est témoin de la violence de l’occupant sioniste face à des civils. Le jeune décédé durant la nuit de lundi à mardi des suites des blessures qu’il a subies par les balles de l’occupation sioniste, dans la ville de Beït Ummar, en Cisjordanie occupée. Suivi des deux frères, Jawad et Dhafer Abdel-Rahman Rimawi, de la ville de Beit Rima, ont été tués mardi matin par les forces d’occupation, qui les ont abattus dans le village de Kafr Ein, au nord de Ramallah. Les services de sécurité et les militaires de l’entité sioniste persistent  à  viser systématiquement dans leurs assassinats des civils palestiniens, dont des enfants, leurs têtes et torses, car  conforté par la politique de deux poids deux mesures de la communauté international, en matière  de respect des droits de l’Homme, notamment des responsables occidentaux et des membres permanents du Conseil de sécurité qui, en réaction à ces crimes israéliens au quotidien contre les civils palestiniens réitèrent le refrain, à l’adresse d’Israël « l’appel à la retenue ». Malgré les violences et l’atrocités des actes du joug colonial sioniste, la lutte de libération continue, par tous les moyens politique, diplomatique, culturel, populaire et notamment par sa lutte armée légitime. Cependant, selon le premier rapport à l’Assemblée générale de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies, sur les territoires palestiniens occupé, y compris « El-Qods -Est et Palestine historique 48 », a été publié plus tôt. Il affirme qu’il existe des raisons impérieuses de croire que l’occupation israélienne du territoire palestinien est désormais illégale au regard du droit international en raison de la politique coloniale israélienne dont les politiques d’annexion de facto » menées par les gouvernements israéliens successifs. En outre, la Commission a conclu que « l’utilisation continue de la force par les autorités de l’entité sioniste » pour occuper les territoires palestiniens « crée des obligations internationales et rend Israël responsable des atrocités commises contre les droits civils et politiques des Palestiniens ».
M. Seghilani