Cet événement abrité par Alger témoigne du rôle moteur que joue l’Algérie dans la promotion de l’investissement et du commerce, pas seulement intra-africain, mais aussi au-delà des frontières du continent.
Organisée par le Centre arabo-africain pour l’investissement et le développement (CAAID), en partenariat avec l’Union africaine, la Banque africaine d’import-export « Afreximbank » et le secrétariat général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), la 12e édition du Forum africain de l’investissement et du commerce s’est ouverte, hier, à Alger, en présence du ministre de l’Economie de la connaissance, des startups et des micro-entreprises, Noureddine Ouadah, et du ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, avec une large participation internationale, regroupant des opérateurs économiques, des experts ainsi que des institutions financières et de développement. Placé sous le slogan « ensemble, ouvrons les marchés », le forum offre durant deux jours un espace continental d’échange d’expertises et de connaissances, aux hommes d’affaires, aux investisseurs et aux représentants d’institutions économiques et financières, ainsi qu’aux chambres de commerce et d’industrie et d’organisations régionales et internationales. Dans une allocution prononcée à cette occasion, le directeur général de l’Agence algérienne de promotion des investissements (AAPI), Omar Rekkache, a souligné « la volonté de l’Algérie de renforcer son ouverture sur ses voisins africains et d’intensifier sa coopération économique avec diverses nations sœurs ». Il en donne pour preuve l’organisation de ce Forum et les efforts constants de l’Algérie dans ce sens, « notamment la signature de plusieurs accords de coopération avec des pays africains tels que le Tchad, le Zimbabwe, le Rwanda et le Niger ; l’organisation de salons économiques permanents en Mauritanie, au Sénégal et dans d’autres pays africains ; et l’ouverture de succursales bancaires dans de nombreuses villes africaines, autant d’initiatives qui renforcent l’ouverture de l’Algérie au commerce continental ». Il a rappelé « le succès de l’Algérie dans l’organisation de la Foire intra-africaine du commerce en septembre dernier, en faisant remarquer que « cet événement continental a constitué une plateforme majeure, réunissant les acteurs économiques de toute l’Afrique » et « mis en lumière les opportunités d’investissement et favorisé les échanges entre partenaires commerciaux, aboutissant à la signature d’un nombre considérable de contrats commerciaux et d’accords d’investissement ». C’est la confirmation, ajoute-t-il, de la position de l’Algérie comme plaque tournante du commerce et des partenariats sur le continent et comme soutien à l’activité commerciale africaine. Concrètement, « le continent africain possède un immense potentiel d’intégration efficace aux chaînes de valeur, grâce à ses abondantes ressources naturelles, sa main-d’œuvre jeune et son marché prometteur de plus de 1,3 milliard de personnes, sans oublier les importantes opportunités offertes par les énergies renouvelables, l’industrie et l’agriculture ». Mais, il y a un chemin à faire pour « le renforcement de l’intégration régionale, le développement des infrastructures et l’amélioration de la connectivité logistique et financière entre les nations du continent ». Il rappelle que « plus de 80 % des exportations africaines sont encore constituées de matières premières non transformées, ce qui limite la création de valeur et réduit les possibilités de développer des industries manufacturières intégrées ». Omar Rekkache souligne le rôle de la ZLECAf comme « levier stratégique essentiel pour l’intégration africaine, étant l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde ». Il souligne l’opportunité pour les chefs d’entreprise et les investisseurs leur offre leur présence à ce forum pour favoriser un dialogue direct avec les acteurs économiques algériens, explorer les possibilités de partenariat et conclure des accords commerciaux et d’investissement. Dans ce sens, il est attendu la signature de plusieurs accords, pour passer de l’étape de l’échange de visions à la mise en œuvre de partenariats concrets, à travers l’investissement productif, le développement du commerce intra-africain, ainsi que la contribution à la facilitation de l’accès aux marchés, conformément aux nouvelles orientations de l’économie africaine.
M’hamed Rebah












































