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POUR AVOIR CULTIVÉ UN CHAMPIGNON HALLUCINOGÈNE DANS LEUR RÉSIDENCE UNIVERSITAIRE À ALGER : 3 étudiants devant la justice

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Trois étudiants se retrouvent devant la Cour criminelle d’appel d’Alger pour avoir transformé leur chambre universitaire à la résidence d’Ouled Fayet 2 en laboratoire de culture de drogue.
L’affaire, jugée en première instance à Dar El-Beïda avec 7 ans de prison, révèle un trafic inédit de champignon hallucinogène, dit (champignon magique).  Tout a démarré le 14 avril 2024, sur information des services d’Algérie Poste. Les enquêteurs ont interpellé H.A. Khalil près du bureau de poste d’Ouled Fayet alors qu’il venait de récupérer un colis. À l’intérieur, un sachet de 5 g de poudre blanche suspecte, 4 plaques de fibre de coco pour la culture, 500 g de graines de maïs et une balance électronique contenant du harmal.  La perquisition de sa chambre à la résidence universitaire a confirmé les soupçons. Un deuxième étudiant, S.S. Abderraouf, a été arrêté alors qu’il tentait de déplacer le matériel pour le dissimuler. Le troisième mis en cause, B. Bilal, vétérinaire originaire de Hadjout, est présenté comme le fournisseur et l’expert en achat en ligne.   
Selon les aveux de H.A. Khalil, étudiant en Master 2 d’éducation physique à l’ENS, la culture remontait à 2020. Il faisait germer les spores dans des bocaux stériles avec des graines bouillies, laissait incuber un mois, puis repiquait le mycélium dans de la terre spéciale jusqu’à obtenir des champignons prêts à la consommation. La vente se faisait entre 1 et 3 millions de centimes selon le poids.  Il a reconnu avoir initié son camarade S.S. Abderraouf, également en Master 2 à l’ENS, à la technique de culture directement dans la cité universitaire. Le duo consommait une partie de la production et écoulait le reste. B. Bilal, lui, aurait fourni les produits et passé les commandes de kétamine sur internet pour le compte du groupe.   
Les trois prévenus, H.A. Khalil et S.S. Abderraouf de Guelma, et B. Bilal de Hadjout, sont poursuivis pour crime de culture de substances classées comme stupéfiants et délit de détention de drogue à des fins de vente illégale.   L’affaire a suscité l’émoi en raison du profil des accusés : des universitaires au niveau d’instruction élevé qui ont exploité leur séjour en résidence pour mettre en place un réseau de production et de vente de drogue rare dans le milieu criminel local.
Ania N.

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