Une nouvelle pandémie, après celle du Covid, se met en place ? Ce n’est pas la panique mais une grande inquiétude. En cause un virus, identifié de la famille des hantavirus, qui s’est répandu à bord d’un bateau de croisière qui est parti d’Ushuaïa (Argentine) le 1er avril dernier. Après un premier décès à bord, 30 personnes ont débarqué du navire lors d’une escale à Sainte-Hélène (Île britannique dans l’Océan Atlantique). Deux autres croisiéristes sont décédés par la suite, après avoir débarqué. L’OMS a indiqué que ces 30 personnes sont des ressortissants de douze pays qu’elle énumère : « Ces douze pays sont le Canada, le Danemark, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Saint-Kitts-et-Nevis, Singapour, la Suède, la Suisse, la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis ». Ce qui augmente les probabilités d’une pandémie. Il existe 38 souches de ce virus qui a été identifié durant la guerre de Corée en 1950. 3 000 soldats sont morts après avoir été contaminés. Le virus tient son nom de la rivière coréenne hantaan qui se jette en mer jaune. La souche isolée chez la première victime du bateau de croisière est celle du « virus des Andes ». C’est la seule souche qui se transmet d’humain à humain. « Elle provoque un syndrome cardiopulmonaire (HCPS), une maladie respiratoire grave avec un taux de létalité élevé (souvent compris entre 30 % et 40 %) » précisent les chercheurs. Sa période d’incubation se situe entre deux à six semaines. Retournons au bateau de croisière et ses 150 personnes à bord. Plusieurs cas de personnes contaminées ont été identifiées parmi l’équipage et les passagers. Le bateau doit arriver demain dimanche à l’archipel espagnol des Canaries. Les rapatriements des passagers du bateau vers leurs pays respectifs commenceront le même jour. Huit passagers français ont été déjà évacués et hospitalisés dans leur pays. Cinq autres sont encore à bord. Quelques remarques s’imposent. Comment un virus découvert en 1950 peut-il se retrouver en circulation 76 ans après ? Sans traitement et sans vaccin ? Les six semaines (un mois et demi) d’incubation semblent être une éternité pour les prévisionnistes et les États qui doivent prendre des mesures sanitaires adaptées. Il y a aussi cette coïncidence avec le blocage sans issue du détroit d’Ormuz et le désordre économique mondial qui en résulte. Une guerre sans vainqueur ni vaincu. Ce qui fait de ce virus un parfait contre-feu médiatique. Pour nous en Algérie, vu la proximité du lieu où va accoster le bateau de croisière infecté, vu que des ressortissants français sont contaminés et la grande mobilité de populations de et vers notre pays (transports maritime et aérien), il est certain que nos autorités sanitaires suivent attentivement ce qui se passe autour de cet évènement. Pour rassurer et informer nos citoyens. Pour leur donner les instructions nécessaires et les précautions à prendre, sans être pris de court. Le dernier bilan communiqué par l’OMS fait état de 3 morts et huit personnes contaminées. On en saura plus dans très peu de temps !
Zouhir Mebarki











































