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L’AMBASSADEUR DE FRANCE EN ALGÉRIE : « Ce qui compte, c’est la volonté des deux États »

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Les relations entre l’Algérie et la France enregistrent, ces derniers temps, une accalmie après une période de crise diplomatique qui a duré plusieurs mois sur fond d’une escalade nourrie dans les milieux de l’extrême droite hostile à l’Algérie.

En effet, la visite, qualifiée de réussie, du ministre de l’Intérieur français, Laurent Nunez, à Alger, à la mi-février 2026, aura permis de rétablir le dialogue entre les deux pays et la reprise de la coopération migratoire et sécuritaire. S’ensuivit une série de déclarations du président Emmanuel Macron qui a multiplié les gestes d’apaisement à l’égard de l’Algérie. En même temps, le chef de l’Élysée s’en est pris aux voix politiques extrémistes qui soutiennent la rupture avec l’Algérie en les qualifiant de mabouls (fous). Aux dernières nouvelles rapportées dans la presse française, Macron a confié à des proches son souhait de régler la crise avec l’Algérie avant la fin de son mandat. Signe qui ne trompe, la visite, vendredi dernier, en Algérie, de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, Alice Rufo, à l’occasion de la commémoration du 81e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, et ce aux côtés de l’ambassadeur Stéphane Romatet, qui a repris, à la même occasion, son poste diplomatique à Alger.

Hier, à Alger, le représentant diplomatique français s’est livré aux questions de la presse nationale, et ce en marge de sa participation à la cérémonie de prononciation du discours du président angolais (en visite d’État en Algérie) devant le Parlement national réuni en congrès. Approché par le Courrier d’Algérie pour savoir ce qu’il pense des responsables politiques français aigris qui continuent à s’en prendre à toutes les voix qui prônent l’apaisement avec l’Algérie, Stéphane Romatet semble ne pas prêter attention à ce qui se dit dans les milieux extrémistes. Mieux, il place les relations entre l’Algérie et la France loin des tiraillements politiques. « La seule chose qui compte, ce sont les actes de gouvernement. En France, effectivement, certains pensent que la France doit se distancier de l’Algérie, peut-être que certains pensent aussi ça en Algérie. Ce qui compte, c’est la volonté des deux États, des deux chefs d’État, de faire en sorte que nos deux pays retrouvent un chemin de concorde, pas pour les gouvernements, mais pour les peuples », a-t-il répondu à notre question. 

Le chef de la diplomatie française à Alger estime, en outre, que les attentes des Algériens résidents en France sont tellement importantes qu’il faut, dès lors, procéder à la reprise du dialogue et de la coopération dans les domaines qui intéressent les deux pays. « Nous avons en France une communauté considérable d’Algériens qui attendent ces gestes d’apaisement. Il y a aussi ces liens culturels et d’affaires qu’il faut reprendre. Nous avons vécu des mois très difficiles, il est temps maintenant de passer à autre chose. Si je crois le sens des gestes qui ont été effectués récemment par le président de la République française », a-t-il développé sa réponse.

Farid Guellil

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