Le consulat général d’Algérie à Tunis a marqué la date de la commémoration de la Journée nationale de la mémoire, qui coïncide avec le 81e anniversaire des massacres du 8 mai 1945, par une conférence historique intitulée « De la Numidie et Carthage à l’Algérie et la Tunisie… 2000 ans de voisinage et de destin commun ».
Présentée par le chercheur Dr Mohamed Doumir et animée par le journaliste Othmane Lahiani, cette conférence a été présidée par le consul général d’Algérie, Nacereddine Laaraba, en présence de l’ambassadeur d’Algérie, Azzouz Baallal, des cadres et employés de la mission diplomatique et consulaire algérienne en Tunisie, ainsi que de la participation notable d’une belle brochette d’intellectuels, de journalistes et de chercheurs du côté tunisien frère, menée par le Doyen Didi Toufik, le Professeur Rafeh El Habib, et les journalistes Salem Boulbaba et Kamal Benyounes, en plus d’un groupe d’étudiants algériens et de membres de la communauté nationale résidant à Tunis.
Au cours de son intervention, rapporte un communiqué du consulat d’Algérie, le Dr Doumir a passé en revue la profondeur des liens historiques entre l’Algérie et la Tunisie depuis l’époque de la Numidie et de Carthage, en passant par la longue marche de la conquête musulmane du Maghreb et de la lutte armée contre le colonialisme, jusqu’à nos jours pour deux voisins très proches marqués par des relations fraternelles, amicales et privilégiées. Chemin faisant, Dr. Doumir a évoqué la très renommée université Ez-zitouna, un foyer du savoir maghrébin, dont étaient issues plusieurs figures nationalistes, intellectuels, moudjahid, érudits et oulémas algériens.
La conférence a été ponctuée par un débat riche et des échanges fructueux avec à la clé des interventions précieuses des participants. Notamment, les représentants de l’élite tunisienne qui ont salué le contenu de cette conférence, tout en soulignant le rôle de tels événements dans le renforcement des liens de fraternité et du destin commun entre les deux peuples frères.
À la fin de cette conférence qualifiée par les participants d’exceptionnelle, et en reconnaissance de ses efforts consentis dans le domaine de la recherche pour préserver la mémoire nationale, l’ambassadeur d’Algérie et le consul général ont honoré le Dr Doumir. Un geste qui traduit l’estime dont il jouit auprès de l’État algérien et signe une reconnaissance de ses compétences mises au service de la Nation algérienne.
Farid Guellil













































