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SELON LE MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES : L’« axe abrahamiste » au cœur de nouvelles tensions géopolitiques

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé dans un entretien accordé à la chaîne russe RT (Russia today) que les dynamiques actuelles au Moyen-Orient, notamment les tensions impliquant les États-Unis, l’entité sioniste et l’Iran, s’inscriraient dans une stratégie plus large visant à remodeler les équilibres régionaux.
Selon ses déclarations, les récentes actions militaires et diplomatiques autour de l’Iran ne viseraient pas uniquement à affaiblir Téhéran, mais également à freiner un rapprochement entre les pays arabes et l’Iran, ainsi qu’à réorienter les alliances régionales loin des enjeux liés à la cause palestinienne. Lavrov estime que ce qu’il qualifie d’« axe abrahamiste » ne se limiterait pas à une coopération économique ou sécuritaire.
Il le décrit comme un dispositif politique plus large destiné, selon lui, à normaliser les relations avec Israël et à marginaliser la question palestinienne dans les priorités régionales.
Le chef de la diplomatie russe affirme également que certaines initiatives de rapprochement entre courants sunnites et chiites dans le monde arabe auraient été perçues comme contraires aux intérêts de puissances occidentales et israéliennes. Il évoque à ce titre des tentatives passées de dialogue interconfessionnel dans la région, qu’il considère comme ayant été freinées par les tensions géopolitiques. Dans ce contexte, Lavrov soutient que plusieurs pays du Golfe seraient encouragés à s’intégrer dans des structures de coopération conditionnées par la normalisation avec l’entité sioniste, au détriment, selon lui, d’un soutien actif à la cause palestinienne.
Sur le plan économique, le ministre russe met également en garde contre les conséquences d’une instabilité prolongée dans la région. Il estime qu’un conflit durable pourrait perturber les marchés énergétiques mondiaux, avec des répercussions sur les prix du pétrole et du gaz. Il mentionne aussi le risque accru autour de zones stratégiques comme le détroit de Bab el-Mandeb, passage clé du commerce maritime international.
Enfin, Moscou appelle, à travers ces déclarations, les pays de la région et la communauté internationale à privilégier la stabilité et à maintenir, selon sa position, la question palestinienne au centre des priorités diplomatiques, face aux recompositions géopolitiques en cours.
M. Seghilani

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