Accueil ACTUALITÉ HUMAN RIGHTS WATCH : « L’UE doit suspendre ses accords et livraisons d’armes...

HUMAN RIGHTS WATCH : « L’UE doit suspendre ses accords et livraisons d’armes à l’entité sioniste »

0
UKRAINE - 2023/11/27: In this photo illustration, Human Rights Watch (HRW) logo is seen on a smartphone screen. (Photo Illustration by Pavlo Gonchar/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

L’organisation internationale de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), a appelé l’Union européenne à suspendre « immédiatement » son accord d’association avec l’entité sioniste ainsi que les transferts d’armes à destination de ce pays, dans un contexte de guerre à Ghaza et de graves accusations de violations du droit international humanitaire. Dans une prise de position relayée sur les réseaux sociaux, HRW estime que l’UE et ses États membres doivent adopter des mesures plus fermes face à la situation en cours dans la bande de Ghaza. L’organisation appelle notamment à « suspendre les transferts d’armes vers Israël, suspendre l’accord d’association UE-entité sioniste, interdire le commerce avec les colonies illégales et sanctionner les responsables de crimes d’apartheid ». Ces déclarations interviennent alors que plusieurs ONG et instances internationales multiplient les alertes sur la dégradation dramatique de la situation humanitaire dans l’enclave palestinienne, soumise à des bombardements, un blocus prolongé et des restrictions sévères sur l’aide humanitaire. S’exprimant devant le Comité des Nations unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, Claudio Francavilla, représentant de HRW, a estimé que l’Union européenne et ses États membres n’ont pas rempli leur obligation de prévenir les violations graves du droit international et de faire respecter les décisions internationales pertinentes. Selon lui, les pays européens disposaient de plusieurs leviers diplomatiques et économiques, mais « la plupart ont choisi de ne pas les utiliser ». Le responsable de HRW a également critiqué la poursuite de certains soutiens militaires, économiques et politiques de la part d’États membres de l’UE envers Israël, malgré les alertes répétées d’organisations internationales sur la situation à Ghaza. Dans ses précédents rapports, Human Rights Watch a accusé l’entité sioniste de violations graves du droit international humanitaire dans le cadre de ses opérations militaires à Ghaza, évoquant notamment des actes pouvant s’apparenter, selon l’organisation, à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité. L’ONG a également dénoncé l’utilisation de la famine comme méthode de guerre, estimant que les restrictions imposées à l’entrée de l’aide humanitaire et les destructions d’infrastructures essentielles ont entraîné des conditions de vie dramatiques pour la population civile. HRW affirme, par ailleurs, que le blocus et les frappes sur des infrastructures telles que les hôpitaux et les écoles ont eu des conséquences humanitaires majeures, notamment une forte hausse des cas de malnutrition et un risque accru de famine. L’organisation évoque également des déplacements massifs de population et une situation humanitaire qualifiée de catastrophique. Dans son rapport mondial 2026, Human Rights Watch souligne que, malgré des périodes de cessez-le-feu partiel, les hostilités et les impacts humanitaires se sont poursuivis, maintenant la population de Ghaza dans une situation d’extrême vulnérabilité. L’appel de HRW intervient alors que le débat se poursuit au sein de l’Union européenne sur la réponse politique à adopter face au conflit, entre pressions diplomatiques, coopération sécuritaire et respect des engagements internationaux en matière de droits humains. 

M. S.

Article précédent71e EDITION DES DAVID DI DONATELLO AWARDS EN ITALIE : « Chaque jour à Gaza » reçoit le 1er prix du meilleur court-métrage
Article suivantMASSACRES DU 8 MAI 1945 : Indescriptibles crimes d’État