La visite effectuée fin avril dernier en Algérie par une délégation du gouvernement américain de haut niveau, conduite par le secrétaire d’État adjoint, Christopher Landau, et le commandant de l’AFRICOM, le général Dagvin Anderson, continue à alimenter le débat des questions diplomatiques dans un contexte d’accélération des mutations géopolitiques, des tensions et des conflits à travers le monde. Les voix malintentionnées spéculent sur les intentions réelles qui animent les Américaines pour débarquer à Alger. Parce que le contexte du chamboulement des relations internationales prête beaucoup plus à confusion qu’il n’offre des éclaircies pour comprendre au mieux l’évolution des relations entre les deux pays. Bien qu’un déplacement d’un tel rang ne soit pas une première. Mais les détracteurs de l’Algérie ont sauté sur l’occasion pour instiller le doute et répandre l’intox pour servir leurs intérêts stratégiques et ceux de leurs alliés. Pourquoi ces spéculations et pourquoi maintenant ? D’abord, les maîtres de la propagande prétendent que l’Algérie et les États-Unis ne sont pas liés que par des choses en commun. Il est vrai que la politique étrangère, par exemple, les divise. Assez, selon les propagandistes, pour fantasmer des désaccords sur d’autres terrains entre les deux pays. Sauf que les liens entre les deux sont beaucoup plus profonds que ça pour ne pas prendre le sujet au sérieux. L’Algérie et les États-Unis sont liés par des relations historiques. Aussi vieilles que le Traité de paix et d’amitié signé le 5 septembre 1795. Aujourd’hui, les États-Unis reconnaissent en l’Algérie un partenaire incontournable dans la région pour un pays qui a prouvé son leadership en matière de lutte contre le terrorisme et l’insécurité ainsi que dans la promotion de la paix sur tout le continent. Des experts confirment le regard porté par Washington sur Alger. Jeff Porter, président de North Africa Risk Consulting Washington, a affirmé, à ce sujet, que l’Algérie est une puissance régionale. S’exprimant à la chaîne internationale « Al24News » sur la visite américaine d’il y a une quinzaine de jours, Jeff Porter a révélé que le ballet diplomatique américain à Alger était une initiative de Washington et n’était pas intervenu à l’invitation d’Alger. Un signe qui ne trompe pas quant à l’importance régionale de l’Algérie, perçue ainsi comme partenaire stratégique. L’expert stratégique US a souligné, en sus, que Washington, qu’elle soit entièrement d’accord ou non avec la politique étrangère et intérieure de l’Algérie, est pleinement consciente que l’Algérie est une puissance régionale qui compte et qui ne pourrait en aucun cas être ignorée.
Farid Guellil









































