Les Algériens, où qu’ils soient, à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, continuent à entretenir la flamme révolutionnaire du 1er novembre 1954 en commémorant, ce vendredi 8 mai 2026, l’un des moments historiques les plus emblématiques qui a jalonné le chemin vers l’indépendance.
À l’instar d’autres associations et membres représentant la diaspora nationale à l’étranger, à travers nos représentations consulaires et diplomatiques, les Algériens de Nanterre, en France, ont marqué la Journée nationale de la mémoire célébrée le 8 mai de chaque année en référence aux massacres perpétrés par la France coloniale à cette journée sanglante du printemps de 1945 lors de laquelle 45 000 Algériennes et Algériens ont été assassinés à, entre autres villes du pays, Sétif, Guelma et Kherrata. En effet, le Collectif du 17 octobre 1961 nous apprend qu’une journée commémorative a été organisée, vendredi, à Nanterre, une commune de la banlieue ouest de Paris. Cet événement, qui a eu lieu avec le concours des autorités municipales et la participation active des autorités consulaires algériennes, s’inscrit dans le cadre des festivités commémoratives des massacres du 8 mai 1945 en Algérie. Étaient présents à ce rendez-vous, qui revêt une symbolique historique très forte pour le peuple et l’État algériens, des représentants du consulat d’Algérie à Nanterre, notamment Mme Bozetine Karima qui en assure l’intérim, une déléguée de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mme Bourdeau Messaouda, des représentants des autorités municipales, à leur tête le maire Raphael Adam et son prédécesseur Patrick Jarry, Ahmed Djamai, adjoint du maire, des membres de la communauté algérienne, des représentants de partis comme Abdelmalek Hamchaoui du Front de libération nationale, ainsi que d’autres délégués de la société civile et d’autres figures attachées aux idéaux de la Révolution algérienne. À cette occasion, les personnes présentes ont procédé, lors de cette cérémonie organisée en face de l’ancien siège du consulat d’Algérie au 49 rue du 8 mai 1945, au dépôt d’une gerbe de fleurs au pied d’une plaque commémorative érigée et portée à la mémoire des victimes des massacres commis à Sétif, Guelma et Kherrata. Selon M. Hamchaoui, ce militant et membre très actif au sein de la diaspora à Nanterre qui a pris attache avec nous, ce moment de recueillement, de dignité et de forte émotion a été l’aboutissement d’un travail remarquable mené par les associations locales depuis une dizaine d’années. Ceci, en vue d’arracher la reconnaissance officielle de la ville française des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata, mais également concernant toutes les phases sanglantes dont la France coloniale a eu le sang des Algériens sur les mains. À travers cette journée commémorative dédiée aux victimes des massacres du 8 mai 1945 perpétrés le jour même de la proclamation de la victoire des Alliés contre l’Allemagne nazie, les autorités municipales de Nanterre se veulent d’un geste de reconnaissance d’un crime d’État qui demeure impuni après huit décennies.
Farid Guellil












































