saharap5

SAHARA  OCCIDENTAL : Offensive militaire et grandes manifestations en Europe

Des unités de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS) ont poursuivi les attaques continues et intenses contre des bases et des positions de défense de l’armée d’occupation marocaine le long du mur de la honte, a indiqué le ministère de la Défense sahraouie dans son dernier communiqué militaire.

Selon des  sources militaires sahraouies présentes sur  le terrain, les unités combattantes de l’ALPS ont mené, hier,    une grande offensive à l’artillerie lourde et au mortier contre les positions de l’armée marocaine dans la région d’Oum  Draïga.
Ces attaques continues et  au quotidien des  bastions de l’armée d’occupation marocaine se sont intensifiées ces derniers jours. Les forces de l’APLS ont également mené des attaques intenses visant des « retranchements de l’ennemi à Oum Dighen dans le secteur Baghari », précise -t-on de source militaire sahraouie. Des « unités de la gloire et la dignité » ont, en outre, ciblé   »des positions de l’ennemi en menant des attaques intenses sur les bases marocaines  à Roussen , dans  la vallée de Tmat dans le secteur de Hauza, ainsi que dans le secteur de Smara ». Ces attaques « destructives » ont engendré des dégâts « considérables » matériels et humains dans les rangs des forces d’occupation marocaines, précise-t-on de même source.
Sur un autre plan le  représentant  du Front Polisario à Paris, Mohamed Sidati, a dénoncé, en marge d’une imposante manifestation à Paris ,  la politique et le « parti- pris aveugle » de la France en faveur du Maroc qui retarde et complique » la tâche de la Mission des Nations unies au Sahara occidental pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui (MINURSO). « La France, de par  son parti-pris  aux côtés du Maroc, retarde et complique la tâche de la Mission de l’Onu au Sahara occidental empêchant l’avènement d’une solution juste à travers un référendum d’autodétermination », a déclaré M. Sidati. Le diplomate sahraoui qui s’exprimait  à l’issue de la grande manifestation tenue samedi à Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El- Guerguerat et appeler l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international, a observé que « la France gagnerait à  adopter  une position beaucoup plus neutre et équilibrée sur la question du Sahara occidental au lieu d’un parti-pris aveugle ». Il a demandé à Paris  à « cesser d’avoir une attitude partisane qui va à l’encontre du droit international et d’une solution juste et pacifique « , au Sahara occidental. Selon lui « un changement dans la politique française ne peut qu’aider et hâter à une solution juste », a affirmé M. Sidati, soulignant que la France devrait adopter une « position qui conforterait les résolutions internationales et encouragerait l’application du droit international. Il a demandé à Paris  de cesser d’être « partie du problème pour aider grandement au retour du Maroc à la légalité internationale et le convaincre de respecter le  droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination ». M. Sidati a appelé le gouvernement français à « cesser d’avoir une attitude partisane qui ne fait que perdurer l’injustice », précisant qu’il est temps que la France « contribue à une solution juste et pacifique au Sahara occidental, et ce dans l’intérêt de la paix, la sécurité et la stabilité de toute la région du Maghreb ». M. Sidati a fait savoir que le collectif des associations de la communauté sahraouie en France, soutenu par la plateforme de solidarité avec le peuple du Sahara occidental, exige et demande une réunion urgente du Conseil de sécurité qui s’avère nécessaire pour restaurer le droit et rétablir la légalité internationale « bafoués par la communauté internationale, créant ainsi une frustration et déception dans les esprits des Sahraouis devant l’attitude de la Minurso et  de l’ONU qui sont restées inactives face aux agressions marocaines visant à dévier et saper le processus des Nations unies à l’autodétermination du peuple sahraoui ». Le  rassemblement sur la Place de la République à Paris a été tenu  à l’appel du Collectif des associations de la communauté sahraouie en France et la Plateforme pour la Solidarité avec le peuple du Sahara occidental. Les manifestants sont venus massivement manifester avec enthousiasme pour soutenir la lutte légitime du peuple sahraoui, réitérant leur pleine adhésion aux objectifs du Front Polisario à l’autodétermination et à l’indépendance. Des manifestations similaires se sont déroulées dans plusieurs pays européens et notamment dans plusieurs villes d’Espagne, en Allemagne et en Suisse.
M. Bendib  

AGRESSION MILITAIRE MAROCAINE CONTRE LES SAHRAOUIS
Imposante marche à Paris
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés sur la « Place de la République » à Paris pour dénoncer l’agression marocaine contre des civils sahraouis à El-Guerguerat et ont appelé, samedi dernier, l’ONU à agir pour obliger le Maroc à se conformer au droit international, pour le règlement de la dernière question de décolonisation en Afrique, inscrite à l’ONU, le Sahara occidental. Les manifestants, munis de pancartes et de banderoles, ont scandé des slogans contre l’agression marocaine et exprimé leur solidarité et soutien à l’armée de libération sahraouie à El-Guerguerat, dans le sud-ouest du Sahara occidental. Les manifestants ont exigé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité en vue d’accélérer l’organisation du référendum d’autodétermination au Sahara occidental, promis par l’ONU depuis trois décennies. Le rassemblement a été tenu à l’appel du Collectif des associations de la Communauté sahraouie en France et la Plateforme pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, a indiqué le représentant du Front Polisario à Paris, Mohamed Sidati, représentant du F.Polisario en France a évoqué un « évènement important » qui marque » l’unité et la cohésion du peuple sahraoui ». Cette manifestation, qui a été autorisée par les autorités françaises, a éte massive et marquée par une présence médiatique importante, a-t-il ajouté. La manifestation vient également en soutien aux 19 prisonniers politiques sahraouis de « Gdeïm Izik » dans les prisons marocaines et dont les peines ont été injustement confirmées par la Cour de cassation de Rabat. Le gouvernement marocain a tenté de perturber la manifestation en appelant ses concitoyens en France à se rassembler, au même lieu, Place de la République, pour perturber le rassemblement. Un groupe de Marocains a éte rapidement neutralisé et poussé hors du lieu de la manifestation. Les forces d’occupation marocaines ont violé le cessez-le-feu signé en 1991 avec le Front Polisario sous l’égide de l’ONU, en menant une agression militaire contre des civils sahraouis dans la région d’El-Guerguerat le 13 novembre en cours. Une agression à laquelle a riposté l’Armée populaire de libération sahraouie avant de généraliser ses attaques en plusieurs points du mur de défense sahraoui où sont retranchées les troupes d’occupation marocaines.
M. B.

Appel d’une militante sud-africaine à la tenue du référendum
Catherine Constantinides, militante sud-africaine des droits de l’homme, a dénoncé l’agression militaire marocaine « délibérée » contre les civils sahraouis à El Guerguarat et appelé l’ONU à fixer une date pour l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination. L’action « délibérée » du Maroc à El Guerguerat, en violation du cessez-le-feu de 1991, a contraint le Polisario à reprendre la lutte armée, marquant un « nouveau chapitre et un nouveau moment de l’histoire pour la libération du peuple sahraoui », après avoir « attendu un processus de paix mené par la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, la MINURSO », a indiqué Catherine Constantinides, citée par le site Web d’actualités et d’informations basé en Afrique du Sud, Independant online (IOL). Près de 30 ans plus tard, « faute de volonté politique et sans référendum en vue, la mission onusienne, MINURSO, chargée d’organiser et de surveiller le référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui du Sahara occidental, a échoué », a-t-elle souligné. En outre, a-t-elle précisé, il « convient de noter que la MINURSO est la seule mission de maintien de la paix au monde qui ne surveille pas les droits de l’Homme, de sorte que la violation continue des droits de l’homme dans le territoire occupé est « passée inaperçue ». C’est un « vil échec de la part de l’ONU, car la communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme et les militants réclament depuis des années un mandat en faveur des droits de l’homme sous la MINURSO ». Notant que la situation née de l’agression marocaine « apporte de l’instabilité dans la région et de l’incertitude au Sahel », Catherine Constantinides a appelé le Maroc à « mettre immédiatement fin à son comportement expansionniste et colonialiste au Sahara occidental, à se retirer du territoire occupé et à respecter ses frontières internationalement reconnues ».

« La plus jeune arrestation était un enfant de 12 ans, Hayat Diya, maltraitée et tourmenté le 16 novembre dernier par les autorités coloniales marocaines »
Le Maroc doit « accéder aux revendications légitimes et au droit inaliénable à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Le royaume n’a aucune revendication valable sur le territoire, le Sahara occidental reste sous occupation militaire illégale par le Maroc, un pays qui a démontré à plusieurs reprises son profond mépris pour le droit international et les Nations unies, et reste une puissance d’occupation brutale », a-t-elle indiqué.
Elle a de surcroît appelé l’ONU à « fixer une date afin de permettre, dans un délai raisonnable, l’organisation d’un référendum permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit légitime à l’autodétermination sans ambiguïté et de manière démocratique », et le Conseil de sécurité à « tenir des réunions urgentes pour faire face à la nouvelle agression militaire marocaine et à l’expansion territoriale illégale et à mettre fin à l’escalade de la situation et au conflit armé sur le terrain ». La défenseuse internationale des droits de l’homme a exprimé son opposition aux « violations des droits de l’homme, au harcèlement et aux emprisonnements illégaux, aux assignations à résidence illégales, à l’intimidation et à la torture perpétrées contre le peuple sahraoui ». Elle a signalé que la plus jeune arrestation était un jeune enfant de 12 ans, Hayat Diya, qui a été « maltraitée » et « tourmentée » le 16 novembre en cours dans la ville occupée, El-Ayoun, à son école ‘Nahda High School’ pour avoir porté un tablier portant le drapeau de la République arabe sahraouie démocratique. Elle a également dénoncé le « harcèlement contre les journalistes Ahmed Ettanji et Nazha El-Khalidi le jour de leur mariage le 21 novembre », qui ont été assignés à résidence.
Les deux journalistes bien connus de la maison de presse indépendante Equipe Media ont fait un « travail considérable pour documenter la persécution de la presse dans le territoire occupé au Sahara occidental par les services de sécurité marocains », a-t-elle dit.
M. B.