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Préparatifs de Constantine capitale de la culture arabe : quand la volonté et la confiance supplantent le doute

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Même s’il ne s’est pas complètement estompé, au regard du côté titanesque de l’œuvre entreprise pour apprêter la ville de Constantine en vue de la manifestation grandiose attendue pour 2015, le doute quant à la capacité de la cité à relever le défi a laissé place à la confiance. Une confiance encore mesurée, quelque peu circonspecte, car les jours, les semaines et les mois semblent défiler avec une inexorable rapidité, mais une confiance quand-même, nourrie chaque jour, que Dieu fait, de la volonté et de la foi d’hommes et de femmes qui ont accepté de relever le défi. Aujourd’hui, au seuil de l’année fatidique, un peu plus de trois mois de l’ouverture officielle de cet évènement, les traits de l’antique Cirta sont redessinés, les principaux projets ont pris forme et le scepticisme ambiant commence à s’éteindre. Une course contre la montre sans répit depuis sa désignation en décembre 2012 par l’Organisation arabe pour l’éducation, la science et la culture (ALESCO) en tant que Capitale 2015 de la culture arabe, la cité du Vieux Rocher, ses responsables, ses élus et ses citoyens qui ont compris qu’ils étaient aussi concernés, se sont lancés sans perdre une seconde dans une course contre la montre qui n’a permis aucun répit. Le jeu en valait la chandelle, car il s’agit, pour reprendre l’expression d’un artiste bien connu sur la place, d’une opération de « restructuration culturelle, économique et urbaine appelée, à terme, à changer le rapport de la ville avec ses habitants ». Une métamorphose que les Constantinois ressentent dans les ruelles de la vieille ville, où les chantiers de réhabilitation créent une effervescence de tous les instants, dans les cités et aux abords de l’agglomération où les évolutions des grues, le carrousel incessant des camions et des engins de travaux publics meublent le décor d’une ville, qui veut absolument être prête pour sa grande fête. L’année 2014, qui avait commencé dans une sorte de pagaille marquée par un remue-ménage incessant avec, notamment, des chantiers ouverts dans chaque recoin de la ville et une circulation devenue démentielle, s’achève sereinement avec des acquis qui commencent à devenir palpables. Tout au long de l’année qui s’achève, l’effort de mobilisation a été considérable et sans précédent, se réjouissent les responsables locaux qui ont mis (et c’est peu dire) les bouchées doubles pour achever, avant avril 2015, les différents chantiers ouverts dans le cadre de cette manifestation culturelle.

Pleine lumière sur la ville
En 2014, une extinction générale des feux a été opérée pour permettre ensuite de mettre en pleine lumière une ville bimillénaire restée longtemps malmenée par les années qui passent et parfois aussi, hélas, par la bêtise humaine. Force aujourd’hui est de constater que la cité d’Ibn Badis est déjà installée dans son rôle de capitale de la culture arabe et commence à renouer avec les fondamentaux de son histoire et à se débarrasser de certains clichés qui lui ont été attribués arbitrairement.Constantine, Capitale de la culture arabe, donnera à de très nombreux pays, arabes ou autres, l’opportunité de faire valoir à leur tour leur culture et la richesse de leur patrimoine, estime le wali, Hocine Ouadah, pour qui cette manifestation permettra à la ville des Ponts de se positionner en véritable pôle d’attractivité arabe. Le chef de l’exécutif local, qui met un point d’honneur à inspecter, chaque mardi, les chantiers ouverts en prévision de l’évènement, considère que 2014 aura été une année charnière, celle de la « dernière main » à plusieurs dizaines de projets inscrits dans le cadre de cette manifestation culturelle. En 2014, les Algériens ont démontré que lorsqu’ils veulent, ils peuvent, souligne M. Ouadah, avant de se féliciter, sans pour autant s’en gargariser au vu de tout ce qui reste à faire, de l’achèvement imminent de plusieurs projets « partis du néant au début de 2014 ».

Des prouesses à méditer
La ville de Constantine, qui existe depuis 2.500 ans, vient de réaliser des « records historiques » dans la concrétisation des programmes infrastructurels et d’accompagnement initiés dans le cadre de cette manifestation appelée à rehausser le statut de cette ville chargée d’histoire, a ajouté encore ce responsable, avant de s’interroger sur « la légitimité d’évoquer des retards pour des chantiers ouverts et fermés dans la même année ». Une des plus grandes salles de spectacles du pays, un hôtel 5 étoiles, des structures culturelles entièrement réhabilitées, des quartiers totalement relookés, des lieux historiques comme le palais du Bey, la Medersa et les Fondouks, intégralement restaurés, constituent autant d’exemples édifiants à méditer. Jamais des travaux de telle envergure n’ont été lancés à Constantine, longtemps habituée aux « saupoudrages », souligne M. Ouadah, qui rappelle aussi que l’Etat a consenti des moyens colossaux pour rendre à cette ville son aura d’antan. La manifestation « Constantine capitale 2015 de la culture arabe » ne durera qu’une année, mais ses retombées pour la renaissance et la revivification de toute la région seront éternelles, conclura le wali.

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