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IL A APPELÉ À GRACIER LE JOURNALISTE FRANÇAIS DÉTENU EN ALGÉRIE : Quelle mouche a piqué Infantino ?

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Alors que la Coupe du monde débute dans un contexte déjà marqué par plusieurs polémiques organisationnelles, l’intervention du président de la FIFA, Gianni Infantino, dans l’affaire du journaliste français détenu en Algérie suscite de nombreuses interrogations.
Depuis plusieurs jours, les critiques se multiplient concernant la gestion de certains dossiers liés à la compétition. Des observateurs ont notamment dénoncé les difficultés rencontrées par plusieurs membres de délégations, journalistes et officiels pour entrer sur le territoire américain malgré la possession de documents de voyage valides. D’autres controverses ont également émergé autour des conditions de délivrance des visas à certaines sélections participantes pour ne citer que l’équipe iranienne ou encore le cas de l’arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan, empêché d’entrer aux États-Unis. Dans ce contexte, nombreux sont ceux qui s’attendaient à voir la FIFA concentrer ses efforts sur les problèmes directement liés à l’organisation de son tournoi et aux obstacles rencontrés par les acteurs du football concernés par la compétition.
C’est pourtant sur un tout autre terrain que Gianni Infantino a choisi de s’exprimer, en évoquant la situation d’un journaliste français poursuivi en Algérie dans une affaire relevant de la sécurité nationale.
Cette prise de position a provoqué l’incompréhension de plusieurs observateurs. Pour eux, le président de la FIFA semble accorder davantage d’attention à un dossier judiciaire relevant de la souveraineté d’un État qu’aux nombreuses difficultés qui touchent directement son propre événement.
D’aucuns estiment que la priorité de l’instance mondiale devrait être de garantir à tous les participants, officiels, arbitres et représentants des médias des conditions optimales pour prendre part à la compétition. Ils considèrent qu’avant de commenter des affaires judiciaires sensibles, la FIFA devrait d’abord répondre aux interrogations soulevées par les dysfonctionnements signalés depuis le début du tournoi.
Au-delà du fond du dossier, c’est donc la question des priorités qui est aujourd’hui posée. Pourquoi intervenir dans une affaire politique et judiciaire complexe alors que plusieurs problèmes liés à l’organisation même de la compétition continuent d’alimenter la controverse ? Une interrogation qui, à mesure que les polémiques s’accumulent, revient avec insistance dans les débats.
Hakim S.

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