Assurément, les élections du 2 juillet prochain resteront dans l’histoire. Jamais, depuis l’Indépendance, la loi n’avait imposé de quota de candidatures au profit des jeunes ainsi que des femmes. Jamais, avant ces législatives de 2026, l’État n’avait financé les campagnes électorales des jeunes candidats indépendants. Jamais, non plus, le pays n’avait connu des élections ayant eu des rejets de candidatures pour des antécédents judiciaires. Samedi dernier en fin de journée, le président par intérim de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Karim Khelfane, a tenu une conférence de presse. Il a dévoilé le dernier bilan, détaillé, de l’examen des dossiers de candidature aux législatives du 2 juillet prochain. En suivant ses révélations, tout Algérien, jaloux des progrès enregistrés par son pays, ne peut qu’éprouver un sentiment de fierté devant l’espoir retrouvé dans une Algérie qui avance en toute transparence. Et pour cause : Khelfane a révélé qu’au total des circonscriptions à l’intérieur et à l’étranger, 739 listes qui ont été acceptées (des partis et des indépendants ainsi qu’une d’une coalition des partis). Sur ces listes figurent près de 10 000 candidats (es) qui partent à la conquête de 407 sièges. Quant aux partis politiques représentés, ils sont 32+ une coalition. Ces partis jouent gros, sachant que de ces élections législatives ajoutées aux municipales, dépendra leur place future sur la scène politique. Un poids et une place qui seront obtenus uniquement des urnes. Sans artifice aucun. C’est là un autre des aspects inédits des élections 2026. Revenons aux candidats du 2 juillet pour relever que 5.304 candidats sont des jeunes de moins de 40 ans. Ils représentent plus de la moitié de l’ensemble des candidatures. Plus exactement 54%. Malgré les mentalités dans certaines localités, les femmes, qui se sont portées candidates, sont au nombre de 2.032. Soit 21% de l’ensemble. Celles qui seront élues auront la lourde responsabilité de faire avancer, par l’exemplarité, les mentalités et voir la participation de la femme en politique augmenter lors des futures élections. Un mot sur les motifs de rejet pour dire que parmi les candidatures qui n’ont pas été acceptées, 3 200 (1 762+1 441) l’ont été pour 2 motifs : « liens douteux avec des milieux d’affaires » et « condamnés à une peine de prison et non réhabilités ». Pour les autres rejets, les motifs vont des listes pour « non disponibilité du nombre de candidats requis légalement » jusqu’aux listes pour « non-respect de la condition d’investiture par les signatures des électeurs » et/ou « non-respect de l’obligation de présenter au moins la moitié de jeunes de moins de 40 ans ». Un autre chiffre révélateur : il y a eu « 2 370 recours auprès des tribunaux ». Seuls 120 ont été acceptés. Sans compter ceux qui n’ont pas usé de leur droit de recours devant les tribunaux. Quand on vous disait que ces législatives de 2026 ne ressemblent en rien aux précédentes ! Les électeurs devraient encourager ce grand changement. En votant en masse !
Zouhir Mebarki










































