Aujourd’hui, 5ème jour de la campagne électorale des législatives du 2 juillet prochain. Que font les candidats pour convaincre les électeurs ? Ils sont à la télé tous les jours, d’autres sillonnent le pays et tiennent des meetings. D’autres se contentent de discussions de proximité avec les citoyens. Chacun selon ses moyens. Financiers et d’ancrage populaire. Il y a plus important. Il y a ceux qui promettent : « la priorité est d’apporter des solutions aux attentes de la population », « la future Assemblée populaire nationale doit être une force de proposition ». Un autre a mis en avant ses candidats « compétents, capables de porter les préoccupations des citoyens et de les défendre ». Un autre a présenté le programme de son parti « qui tend à passer de la gestion quotidienne des préoccupations des citoyens à l’élaboration de visions et de stratégies nationales » ainsi que « la nécessité de renforcer la sensibilisation et de soutenir les efforts de l’État dans la lutte contre le fléau de la drogue ». Avec ces éléments de langage creux et « réchauffés », ils pensent que les électeurs vont se bousculer le jour du vote. Dans le même style, un autre a soutenu que les candidats de son parti sont « au service de la population et le resteront également une fois élus ». Bref, tous ont servi le même discours depuis la 1ère législature. Alors qu’ils savent tous que la seule manière d’attirer les électeurs est d’obtenir sa confiance. Une confiance abimée qu’il faudra, au préalable, restaurer. Oui mais comment ? Une partie de la solution se trouve dans la loi électorale. Celle de mars 2021 modifiée et complétée par celle d’avril 2026. Grâce à quoi près d’un tiers (30%) des candidatures ont été rejetées par l’Autorité Nationale Indépendante des Élections (ANIE). Pour différents motifs qui vont de la corruption à la dette fiscale en passant par des antécédents judiciaires ou des irrégularités dans la collecte des signatures. Un véritable changement positif dans les mœurs politiques que les Algériens attendent. Aujourd’hui que l’État a exaucé, pour sa part, leurs vœux, il revient aux partis et aux candidats de souligner, dans leurs discours, cet aspect pour espérer regagner la confiance des électeurs. L’autre partie de la solution revient à la classe politique qui doit prendre des engagements fermes pour honorer les attentes des électeurs. Avec des canaux à mettre en place : permanences, sorties régulières pour prises de contacts et recevoir les doléances des citoyens, garantir leurs prises en charge. S’engager par écrit contre l’absentéisme. Faire de l’obligation de la déclaration du patrimoine des élus avant et après la législature, un engagement formel. Comme pour la charte éthique. Le verbiage creux, les appels en l’air et autres incantations, c’était hier. Le changement est favorisé par les réformes entreprises par l’État. Il (le changement) n’attend plus que la part de la classe politique. Il n’y a que l’électeur qui n’a pas changé. Il espère toujours de la classe politique clarté et exemplarité !
Zouhir Mebarki








































