Accueil LA CHRONIQUE DU JEUDI Un reporter dans la foule : Protection des personnalités : la faille

Un reporter dans la foule : Protection des personnalités : la faille

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Stupeur et interrogations. L’assassinat du leader iranien Ali Khameneï et des membres de sa famille, le 18 avril dernier, par un missile air-sol de longue portée et avec une étonnante précision, avait suscité beaucoup d’interrogations des experts du monde entier. Comment les États-Unis et Israël, qui venaient de déclencher la guerre à l’Iran, ont-ils pu localiser avec autant de précision leur victime ? Les médias occidentaux devenus propagandistes dès qu’il s’agit de transformer des actions d’Israël en exploits inédits, rivalisent de qualificatifs pour vanter la « puissance » et « l’invincibilité » de l’État hébreu. Depuis, l’explication a fait le tour du monde. La méthode utilisée est relativement simple. À la portée des hackers. Rien de surhumain. À tel point que les services de protection de certains Chefs d’États ont mis à jour leurs moyens d’interventions en intégrant la méthode utilisée par la coalition israélo-américaine contre l’Imam Khamenei. Il faut se rappeler, qu’avant lui, les assassinats d’Ismaël Haniyeh, leader palestinien de la bande de Ghaza, le 31 juillet 2024 à Téhéran ainsi que de son successeur, Yahia Sinwar tué le 16 octobre 2024 (soit moins de trois mois après) avec la même méthode. Frappes à distance très précises. Tout le monde à l’époque avait en tête les assassinats, le 22 mars 2004, du Cheïkh Ahmed Yassine, le fondateur du mouvement palestinien « Hamas » et celui de Yahia Ayache cet autre responsable palestinien abattu le 5 janvier 1996 par l’explosion d’un téléphone portable piégé. La technique des téléphones portables était couramment admise. Qu’ils soient piégés ou localisés. Dans le premier cas, la méthode la plus connue est celle de l’explosif actionné à distance. Cette méthode a été utilisée par le terrorisme en Algérie durant la décennie noire. La seconde permet de pister la cible dans ses moindres déplacements. Sauf qu’avec le temps, la technologie a connu des progrès significatifs. Vous allez dire pourquoi en parler maintenant ? La raison est simple. Depuis hier, les médias occidentaux rapportent que les services de protection du président russe Vladimir Poutine, ont mis à jour leurs méthodes de travail sur la base du moyen utilisé par Israël pour assassiner l’Imam Ali Khameneï. La plupart des villes à travers le monde se sont équipées de caméras de vidéosurveillance. En général pour réguler le trafic routier et pour tenter d’obtenir des informations sur certains délits commis dans les rues de la ville. Pour être visionnées les caméras sont reliés à des postes d’observation. Pour cela une connexion internet est nécessaire. C’est ce passage par la toile que des pirates informatiques américano-israéliens ont pu pénétrer. Après un long travail de recherches et d’observations, ils ont repéré les caméras disposées devant le domicile de Khamenei. Aidés de l’intelligence artificielle (IA) pour le traitement de la masse d’images vidéo, ils ont ainsi noté ses allées et venues, ses habitudes et puis surtout ils avaient ses activités en temps réel. Ce jour-là, ils savaient qu’il avait une réunion et ils ont vu les personnalités iraniennes arriver et pénétrer dans l’immeuble. Il n’y avait plus qu’à régler les dizaines de missiles, sur la base de ces données, vers l’immeuble où se trouvait l’Imam Khameneï. Cela a été rapide et avec précision. Partant de ce constat, les services russes ont isolé de l’Internet les caméras de vidéosurveillance placées initialement pour protéger le président russe, selon le quotidien britannique « Financial Times ». Selon la plateforme libanaise en ligne « Daily Beïrut », « c’est une avancée technologique dans le domaine de l’espionnage, reposant sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour analyser des millions d’heures de vidéo issues de milliers de caméras, afin de suivre et surveiller des cibles avec une précision extrême ». Il faut ajouter que potentiellement une autre faille peut être utilisée contre la protection des personnalités. En effet, des constructeurs de berlines et de limousines comme la marque Mercédès et Audi, équipent, certains de leurs véhicules, de logiciels qui permettent de surveiller, verrouiller et géolocaliser le véhicule via l’application du constructeur. Des équipements susceptibles d’être piratés au même titre que les caméras de la circulation. Surtout que les pirates sont aujourd’hui aidés par l’IA. L’invincibilité d’Israël est un mythe bien entretenu par la propagande sioniste. La réalité est faite de logiciels malveillants !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com

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