Attendu pour la fin de l’année 2026, le Lucas Museum of Narrative Art, fondé par le créateur mythique de la franchise intergalactique, s’apprête à ouvrir ses portes dans la Cité des Anges. Outre une vaste collection d’œuvres picturales, l’institution promet d’exposer des pièces d’archives de Star Wars jamais dévoilées au grand public, plongeant au cœur des secrets de fabrication du mythe.
Après de multiples péripéties géographiques et plusieurs années de travaux titanesques au cœur d’Exposition Park à Los Angeles, l’ambitieux projet de George Lucas devient enfin réalité. Le Lucas Museum of Narrative Art, cofondé avec son épouse Mellody Hobson, accueillera ses premiers visiteurs en 2026. Conçu pour célébrer l’art de raconter des histoires sous toutes ses formes, de la peinture classique aux bandes dessinées en passant par les arts numériques, l’édifice au design futuriste abritera la riche collection personnelle du réalisateur.
Si l’institution ambitionne d’abolir les frontières entre les beaux-arts et la culture populaire, ce sont indéniablement les reliques issues de la galaxie lointaine, très lointaine qui suscitent d’ores et déjà un engouement mondial. Les conservateurs du musée ont confirmé que de nombreux objets d’une rareté exceptionnelle, tirés directement des archives de Lucasfilm, viendront illustrer le processus créatif unique du cinéma. Parmi les pièces maîtresses de la collection figure un modèle spectaculaire de la seconde Étoile de la Mort, manipulé par les équipes des effets spéciaux lors de la production du Retour du Jedi en 1983. Cette maquette de près de deux mètres de haut, d’une incroyable minutie architecturale obtenue en superposant de fines couches de laiton érodées à l’acide, n’avait encore jamais été présentée publiquement en dehors des studios. Elle illustre à elle seule le savoir-faire méticuleux des artisans de l’époque, bien avant l’avènement des images de synthèse.
Les passionnés de la première heure pourront également remonter à la genèse même de l’esthétique de la saga. Le musée exposera en effet les toiles conceptuelles originales du regretté Ralph McQuarrie. Ces peintures légendaires, qui ont servi à convaincre les pontes des studios de financer le premier long-métrage, incluent les premières visions de Luke Skywalker affrontant Dark Vador ou encore les esquisses brumeuses de la planète Dagobah.
Ce voyage dans le temps sera parachevé par la présentation de story-boards fondateurs, à l’image des tout premiers croquis réalisés par Alex Tavoularis. Ces dessins posaient déjà les bases du mythique texte déroulant du générique d’ouverture, à une époque où le titre même de l’œuvre n’était pas encore définitivement arrêté par George Lucas.
En intégrant des accessoires iconiques et des travaux préparatoires dans une enceinte muséale majeure, le cinéaste démontre que le cinéma relève à part entière du patrimoine artistique. Le pari semble en tout cas réussi d’avance : avec un tel catalogue, ce temple de l’art narratif s’assure déjà de devenir le prochain grand lieu de pèlerinage pour des millions de fans à travers le monde.












































