Auteur d’une vidéo mise en ligne sur les réseaux sociaux dans laquelle il s’est érigé en gardien de mœurs en jugeant « indécente » une tenue vestimentaire d’une fillette de 8 ans, le dénommé Anouar Sayoud a été placé hier en détention provisoire. Le parquet près le tribunal de Boufarik, relevant de la cour de Blida, a dévoilé hier de nouveaux éléments concernant l’affaire qui a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux la semaine dernière. Un individu est poursuivi pour avoir diffusé une vidéo dans laquelle il s’en prend à des fillettes âgées d’à peine huit ans, en tenant des propos discriminatoires et incitant à la haine en raison de leur tenue vestimentaire. Dans un communiqué, le parquet précise que cette affaire s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les infractions commises via les réseaux sociaux. Les investigations ont été ouvertes après le repérage d’une publication contenant des expressions contraires aux bonnes mœurs et à l’éthique, véhiculant un discours discriminatoire et appelant à la haine à l’encontre d’enfants. L’enquête préliminaire a permis d’identifier le suspect, dénommé S. Anouar (Saïoud Anouar). Présenté ce lundi 3 août 2026 devant le procureur de la République, il a été déféré devant le tribunal selon la procédure de comparution immédiate. Le mis en cause a été placé en détention provisoire dans l’attente de son procès, fixé demain. Il est poursuivi pour les délits de discrimination et d’atteinte à la vie privée d’un enfant par la diffusion de publications susceptibles de lui porter préjudice, en application des articles 2 et 31 de la loi n° 20-05 relative à la prévention et à la lutte contre la discrimination et le discours de haine, ainsi que de l’article 140 de la loi n° 15-12 relative à la protection de l’enfant. À travers cette affaire, les autorités judiciaires réaffirment leur détermination à poursuivre les auteurs de contenus diffusés sur les réseaux sociaux lorsqu’ils portent atteinte aux droits des enfants, propagent des discours de haine ou enfreignent les dispositions légales en vigueur.
Ania N.












































