La situation humanitaire et sécuritaire dans la bande de Ghaza continue de se détériorer alors que les attaques sionistes se poursuivent malgré l’existence d’un accord de cessez-le-feu annoncé il y a plusieurs mois. Selon le dernier rapport statistique quotidien publié par le ministère palestinien de la Santé à Ghaza, trois nouveaux martyrs et seize blessés ont été admis dans les hôpitaux de l’enclave au cours des dernières vingt-quatre heures à la suite des agressions sionistes.
Le ministère a indiqué que de nombreuses victimes demeurent toujours ensevelies sous les décombres ou abandonnées dans les rues, les équipes de secours et de la défense civile étant dans l’incapacité d’accéder à plusieurs zones ciblées en raison de la poursuite des bombardements et des conditions sécuritaires extrêmement dangereuses. Les autorités sanitaires palestiniennes ont précisé que depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 10 octobre dernier, le nombre total de martyrs recensés a atteint 986 personnes, tandis que 3 138 blessés ont été enregistrés. Les équipes de secours ont également procédé à l’extraction de 783 corps retrouvés sous les décombres des bâtiments détruits. Ces chiffres témoignent de la poursuite des violences malgré les engagements annoncés pour mettre fin aux hostilités. Les organisations humanitaires dénoncent régulièrement les violations répétées du cessez-le-feu, notamment les frappes aériennes, les tirs d’artillerie et les opérations de destruction menées dans différentes régions de l’enclave palestinienne. Selon les statistiques cumulées du ministère palestinien de la Santé, le bilan global depuis le début de l’offensive israélienne contre Ghaza, le 7 octobre 2023, s’élève désormais à 72 996 martyrs et 173 246 blessés. Ces chiffres, parmi les plus lourds de l’histoire contemporaine de la guerre, illustrent l’ampleur des pertes humaines subies par la population civile de Ghaza. Les autorités locales soulignent que ce bilan reste provisoire, de nombreuses personnes étant toujours portées disparues sous les décombres ou dans des zones inaccessibles.
Un enfant succombe à ses blessures à Khan Younès
Parmi les victimes récentes figure l’enfant Amir Imad Al-Bachiti, âgé de 13 ans. Le jeune garçon est décédé des suites de blessures causées par des tirs israéliens dans la zone de Batn Al-Samin, au sud de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Ghaza.
Sa mort vient s’ajouter à une série de victimes enregistrées ces derniers jours dans plusieurs régions du territoire palestinien. Des sources médicales et locales rapportent que les civils, y compris les enfants, continuent d’être exposés aux tirs et aux frappes malgré les déclarations officielles relatives à la trêve.
Des sources locales ont également annoncé la mort de quatre Palestiniens, dont un enfant, sous les tirs des forces israéliennes au cours de la journée d’hier. Parmi eux figure Khalil Jamil Al-Masri, 40 ans, habitant de la ville de Ghaza, décédé des suites de blessures contractées la veille lors de tirs israéliens dans la rue Al-Thawra, au centre de la ville. Mohammed Ramzi Abou Hassira, âgé de 39 ans, a également succombé à une blessure par balle à l’abdomen après avoir été touché près du carrefour Al-Saraya. À Khan Younès, Zaki Mohammed Al-Qarra, 30 ans, a été martyrisé après avoir été atteint par des tirs près du rond-point de Bani Souheila, à l’est de la ville. Le décès de l’enfant Amir Imad Al-Bachiti porte ainsi à quatre le nombre de Palestiniens tombés sous les tirs israéliens au cours de cette seule journée.
Destruction de bâtiments résidentiels
Parallèlement aux pertes humaines, les opérations militaires israéliennes se poursuivent dans plusieurs secteurs de l’enclave. Selon des témoins et des sources locales, l’armée sioniste a fait exploser plusieurs immeubles résidentiels aux abords de Tal Al-Zaatar, dans la région de Jabalia, au nord de Ghaza. D’autres bâtiments d’habitation ont également été détruits dans les quartiers orientaux d’Al-Tuffah, à l’est de la ville de Ghaza. Des navires de guerre israéliens ont en outre ouvert le feu au large des côtes de la ville tout en lançant des fusées éclairantes au-dessus de la zone maritime.
Dans le nord du territoire, des véhicules militaires israéliens ont tiré en direction des environs de Beit Lahia, accentuant le climat de tension et d’insécurité qui règne dans la région. Une source médicale a par ailleurs signalé qu’un Palestinien a été grièvement blessé lors d’une frappe menée par un drone sioniste contre la cour d’une habitation dans le camp de Khan Younès. Les autorités palestiniennes accusent l’entité sioniste de poursuivre les violations de l’accord de cessez-le-feu à travers des bombardements aériens et d’artillerie visant des zones habitées et des lieux accueillant des déplacés. Elles dénoncent également la poursuite des opérations de destruction dans les secteurs proches de la zone dite de la « ligne jaune », ainsi que le maintien de restrictions sévères sur l’acheminement des marchandises, de l’aide humanitaire et la circulation des personnes.
Une catastrophe humanitaire qui se prolonge
Alors que les appels internationaux à la protection des civils se multiplient, la population de Ghaza continue de faire face à une crise humanitaire sans précédent. Les infrastructures médicales fonctionnent dans des conditions extrêmement difficiles, confrontées à la pénurie de médicaments, de matériel médical et de carburant. Les autorités sanitaires palestiniennes avertissent que le bilan humain pourrait encore s’alourdir dans les prochains jours en raison du nombre important de personnes disparues et de blessés dans un état critique. Dans ce contexte, les habitants de Ghaza demeurent confrontés à une réalité marquée par les bombardements, les destructions massives et les souffrances quotidiennes, malgré les annonces répétées d’un cessez-le-feu censé mettre fin aux hostilités.
M. S.













































