Macron

POUR GARANTIR UN SECOND MANDAT À L’ÉLYSÉE : La campagne de Macron ou un mixage de la politique de la droite et l’extrême-droite

Pour celle qui a été souvent seule à  promouvoir une politique électoraliste  en direction de la droite dure et l’extrême droite en France, sans pour autant réussir, ni d’ailleurs son père avant elle de monter les marches du Palais de l’Élysée, pour y rester cinq   ans, la candidature de celui qui a été le produit des  cercles  politico-médiatiques, en l’occurrence  Eric Zemmour « aiderait Emmanuel Macron à arriver en tête ». Marine Le Pen, un monstre de la classe politique française,  qu’elle connaît sans  nul doute mieux que Macron, elle qui   a baigné dès son berceau, dans ce milieu, celui de son père et ses mentors, résume en un mot l’état actuel, les enjeux de la présidentielle française  prévue au printemps prochain. Si la droite et l’extrême droite  représentée de Macron à Marine en passant par Zemmour et Xavier Bertrand,  Valérie Pecresse,  le taux d’abstention   est le candidat qui marquera le scrutin présidentiel pour cette élection prévue au printemps prochain. La course pour avoir les voix dans les milieux acquis et sympathisants de la droite et de surcroît l’extrême-droite est la bataille  que mèneront les candidats,  de la droite et l’extrême-droite,  pour garantir  soit un second mandat  ou un premier pour d’autres. La majorité de la jeunesse  française, qu’elle soit   de souche ou  d’origines diverses, notamment africaines  qui,  il y a de cela plus de quatre ans, étaient emballée  par le  candidat Macron et sa campagne  porté, sur le renouveau et ratisser larges, elle en a été rapidement  rappelée à la réalité, après moins de deux ans, de  la présidence d’Emmanuel  Macron. Le recul de la qualité de vie de large couches de la société française, les retraités, les  salariés,  les agriculteurs, les étudiants ainsi que les fonctionnaires, n’a pas connu d’amélioration,  au regard de l’ampleur des manifestations qui revenaient d’une manière récurrente, sur les grands  Boulevards de Paris et ailleurs en France. Si celles-ci  se sont estompées  notamment avec l’éclatement de la  crise sanitaire du coronavirus, le malaise et les conditions socio-économiques difficiles, qui  se sont aggravées en raison de l’impact de cette pandémie,  les semaines et les mois à venir, révèleront leur ampleur,  à l’exemple de la récente marche des retraités qui a sillonné, Paris. Si,  dans ses attaques contre l’Algérie,  le président français  a tenté  de jouer un double jeu, pour se dédouaner à propos de ses déclarations , niant  même l’existence de l’Algérie avant et après leur envahissement,  propos qui a suscité de vives réactions en Algérie comme en France, il dira que  la mesure de réduction du nombre de  visas vise  « plutôt à  ennuyer les gens qui sont dans le milieu dirigeant, qui avaient l’habitude de demander des visas facilement».  De la poudre aux yeux dira l’opinion nationale et le peuple  en général, qui, dans sa mémoire collective, retient que dans une de ses déclarations  évoquant le colonialisme français en Algérie, le candidat  Macron à la présidentielle de 2017, avait soutenu que  « des crimes ont été commis, des barbaries, dans le cadre de la colonisation, en particulier dans des temps de guerre, et qu’en même temps » poursuit celui qui  sollicitait  durant son mandat à la présidence,  les conseils de l’ex-président Sarkosy sur  des dossiers lourds q’ «une modernité par effraction s’est faite dans le cadre de cette colonisation », avait expliqué, sur RTL, le candidat d’ »En Marche ! pour la présidentielle 2017” , des propos de Sarkosy repris par le   style macronien,  peu d’années après. Alors que son projet sur le travail de mémoire, pour lequel il a chargé l’historien Benjamin Stora de  lui tracer les grandes lignes, pour  qu’il  puisse répondre  à une préoccupation et une  question  exclusivement franco-française,  semble avoir buté sur  les conséquences des politiques d’exclusion  longtemps menées par les différents présidents et  gouvernements qui se sont succédés, en France,  notamment celle de la ghettoïsation de l’immigration nord-africaine  en particulier et africaine en général, dans les années 60 et 70,  suivie de la montée du racisme en France dans les années 80,  à l’ère de  l’ex-président Nicolas Sarkosy   qui a  usé de « racaille » dans ses  insultes à l’encontre de  la jeunesse des banlieues. C’est cette jeunesse et leurs parents retraités, de souche et de divers  origines  que les candidats en lice, de la droite comme de l’extrême droite, ciblent  dans leurs discours respectifs, dans leur bataille pour  gagner des voix auprès d’un électorat acquis  aux idées  extrémistes de la droite, qui ne sont plus l’apanage de Marine Le Pen, ou d’Eric Zemmour mais  aussi du locataire de l’Elysée, qui a commencé sa campagne bien avant son annonce de sa candidature, en ciblant dans ses attaques contre un  État souverain et indépendant,  d’un  peuple qui  n’a pas à prouver aux descendants  et aux  héritiers de la pensée coloniale française, que par sa lutte  et sa Révolution armée, a arraché sa liberté et ses droits fondamentaux, dont celui de vivre libre sur la terre de ses ancêtres, bien avant 1830, année de l’envahissement,  par des coups de canons et de feu, de  la France coloniale qui a fini par être chassée, un siècle après, par la Révolution armée du peuple algérien contre une  des puissance militaires de l’Alliance atlantique, l’Otan. C’est en déclarant que « le  gouvernement portera avant la fin de l’année un projet visant à inscrire dans le marbre de nos lois la reconnaissance et la réparation à l’égard des harkis » que le chef de l’État, Emmanuel Macron a commencé sa campagne électorale, en annonçant une  loi, qui devrait être votée avant la fin de la session parlementaire de février 2022, soit à la veille de la tenue de la présidentielle, au printemps prochain. Elle visera à mettre en place une commission nationale qui « estimera notamment les demandes de réparation des anciens combattants et de leurs enfants et petits-enfants qui vivent dans la précarité », une façon  d’acheter leurs voix,  alors que celles-ci ne sont convoitées par Eric Zemmour et  Marine LE Pen que par des  discours.
Karima Bennour