Un atelier de travail consultatif consacré à la commercialisation de la propriété intellectuelle a été lancé mardi à Alger à l’initiative du ministère de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, en coopération avec le département américain du Commerce à travers son Programme de développement du droit commercial (CLDP). La cérémonie d’ouverture de cette rencontre, qui s’étalera sur trois jours, a été présidée par le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, en présence du chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Algérie, Marc Shapiro. Organisé au siège de « Algeria Venture », l’atelier réunit des représentants d’incubateurs universitaires, des porteurs de projets innovants ainsi que des start-up. Les participants débattent notamment des mécanismes de protection des technologies de pointe en Algérie et des moyens de favoriser un transfert efficace des innovations vers le tissu économique national. Dans une déclaration à la presse, Ouadah a souligné l’importance stratégique de la propriété intellectuelle dans la construction d’une économie fondée sur l’innovation et les nouvelles technologies. Selon lui, la protection des créations et des inventions constitue un levier essentiel pour stimuler le développement des start-up et renforcer la compétitivité de l’économie nationale. Le ministre a également indiqué que cette initiative, animée par des experts américains, marque le début d’une nouvelle phase de coopération entre Algeria Venture et le département américain du Commerce dans le cadre du programme CLDP. Ce partenariat, a-t-il précisé, se poursuivra jusqu’en décembre 2026 à travers plusieurs activités de formation, d’accompagnement et d’échange d’expertise. À cette occasion, Ouadah a appelé les incubateurs universitaires, les centres de transfert de technologie et l’ensemble des acteurs de l’écosystème de l’innovation à s’impliquer davantage dans ce programme qu’il a qualifié d’« important et ambitieux », afin de favoriser la valorisation économique de la recherche et des innovations développées en Algérie. De son côté, Marc Shapiro a salué le dynamisme du secteur algérien des technologies, de l’innovation et des start-up. Il s’est félicité de la qualité de la coopération entre l’Algérie et les États-Unis dans plusieurs domaines, notamment le commerce et la formation, réaffirmant la volonté de son pays d’accompagner les efforts de l’Algérie en matière de développement technologique et de soutien à l’entrepreneuriat innovant. À travers cet atelier, les deux parties entendent renforcer les capacités des acteurs de l’innovation en matière de gestion et de commercialisation de la propriété intellectuelle, un enjeu devenu central pour la transformation des résultats de la recherche en projets économiques créateurs de valeur et d’emplois.
M. Seghilani
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