La présidence palestinienne a condamné, hier, la décision des autorités d’occupation sionistes d’approuver la construction de 2 162 nouvelles unités de colonisation dans plusieurs colonies de la Cisjordanie occupée, dénonçant une nouvelle escalade dans la politique de colonisation menée par l’entité sioniste.
La commission régionale supérieure de planification relevant de l’occupation israélienne a validé un vaste programme de développement colonial dans le nord et le sud de la Cisjordanie occupée. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie gouvernementale plus large visant à renforcer l’infrastructure du projet colonial, à étendre l’influence des colonies existantes et à consolider leur présence sur le territoire palestinien occupé. Les nouvelles unités approuvées sont réparties sur plusieurs projets destinés à agrandir des colonies urbaines existantes. Le plan prévoit notamment l’extension de colonies stratégiques telles qu’« Ariel » et « Barkan », ainsi que la modernisation de leurs infrastructures de construction afin de renforcer la continuité territoriale entre les différents blocs coloniaux. Dans le sud de la Cisjordanie occupée, les projets concernent principalement des colonies situées dans les gouvernorats d’El-Khalil et de Bethléem, notamment la colonie de « Sansana » et d’autres implantations environnantes. Selon les observateurs, ces projets visent à accentuer l’isolement des localités palestiniennes et à fragmenter davantage le territoire. Les décisions approuvées incluent également la modification de l’usage de terres palestiniennes confisquées, qui seront transformées de zones agricoles et pastorales en espaces urbains réservés aux colons. Réagissant à cette annonce, la présidence palestinienne a réaffirmé que l’ensemble de la colonisation israélienne est illégal au regard du droit international et qu’aucune mesure ne saurait lui conférer une quelconque légitimité. Elle a souligné que ces projets constituent un défi manifeste à la légalité internationale et aux résolutions des Nations unies, en particulier la résolution 2334 du Conseil de sécurité, qui considère les colonies israéliennes comme illégales dans tous les territoires palestiniens occupés, y compris à El-Qods-Est. La présidence a tenu les autorités d’occupation israéliennes pour pleinement responsables des conséquences de ces politiques qu’elle qualifie de provocatrices, estimant qu’elles risquent d’entraîner la région dans de nouveaux cycles de violence et d’escalade. Elle a également appelé l’administration américaine à intervenir immédiatement afin de mettre un terme à ce qu’elle a décrit comme une « fuite en avant » israélienne, si elle souhaite réellement contribuer à la sécurité et à la stabilité régionales et internationales. Enfin, la présidence palestinienne a réaffirmé que le peuple palestinien demeurera attaché à sa terre et à ses droits nationaux légitimes, soulignant que ces projets de colonisation ne l’empêcheront pas de poursuivre son combat pour l’établissement d’un État palestinien indépendant sur les frontières du 4 juin 1967, avec El-Qods-Est pour capitale.
M. Seghilani













































