RASD

ONU – SAHARA OCCIDENTAL : Danger de blocage du processus de paix

Le Front Polisario a mis en garde contre le danger d’un blocage du processus de paix mené par les Nations unies et l’Union africaine pour la décolonisation du Sahara occidental.
Le Front Polisario évoque notamment le «manque d’intérêt» du Conseil de sécurité et de la communauté internationale, en particulier après la démission de l’Envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental, l’ancien président allemand, Horst Köhler, dans la recherche d’une solution pacifique et définitive du conflit sahraoui. Le secrétaire général de l’ONU doit choisir, avant la fin du mandat de la MINURSO (fin octobre) un nouveau représentant spécial pour relancer le processus de paix. Les consultations à cet effet devraient se dérouler en marge de l’Assemblée générale de l’ONU qui s’ouvre le 12 septembre à New York.
Le Front Polisario, lors d’une session extraordinaire de son secrétariat national, a procédé à un examen de la situation actuelle aux niveaux national, régional et international et relevé que la persistance de puissances étrangères bien connues, telles que la France, dans la défense de la thèse agressive et expansionniste du Royaume du Maroc, et l’occupation illégale de certaines parties du territoire du Sahara occidental ne feraient que créer davantage de causes de tensions et menaceraient la paix et la stabilité dans la région.
Le secrétariat national du F. Polisario a mis en garde contre les mouvements suspects et les abus répétés commis par le régime d’occupation marocaine au niveau de la zone tampon de Guerguerat, qui violent l’accord de cessez-le-feu et l’accord militaire n° 1 signé en 1991, appelant «le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre des mesures strictes et urgentes pour éviter de graves dérapages et leurs conséquences».
Le Front Polisario a demandé, en outre, au Conseil de sécurité, de prendre des décisions fermes pour éviter de graves conséquences, relevant, à ce propos, la situation préoccupante dans les zones sahraouies occupées, où les agents marocains recourent à la répression et à la violence contre des manifestants sahraouis pacifiques.
Appelant l’Union africaine et les Organisations des Nations unies à garantir au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, le secrétariat national du Polisario a exprimé, également, sa préoccupation quant à l’ampleur du phénomène de trafic de drogue en provenance du Maroc, assurant que le Royaume marocain soutient et encourage le crime organisé et les groupes terroristes, dans l’objectif de mettre en péril les populations et les pays de la région.
Par ailleurs, l’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique au Mexique et la municipalité de Mixquiahuala de Juarez, dans l’État d’Hidalgo, ont signé un accord de coopération visant à renforcer les échanges culturel et universitaire entre les deux parties. La signature de cet accord a été confiée à l’ambassadeur sahraoui au Mexique et au maire de la municipalité.
L’ambassadeur sahraoui a souligné que l’accord signé avec la municipalité constituait un élément important du renforcement des relations entre la RASD et Mixquiahuala, permettant d’organiser des événements musicaux ou culturels dans la municipalité. Après avoir rencontré le maire et le président du système local pour le développement intégral de la famille (DIF), Sonia Pacheco, le diplomate sahraoui a présenté une conférence devant un grand nombre d’étudiants, au cours de laquelle il a abordé l’histoire de la lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. Dans ce contexte, l’ambassadeur sahraoui a affirmé que de nombreux éléments historiques et culturels doivent être étudiés et connus pour continuer à renforcer les liens entre le Mexique et le Sahara occidental.
En tant que premier engagement à remplir dans le cadre de cet accord, le président de la municipalité mexicaine s’est engagé à aider des jeunes à vivre des expériences qui changeront leur vision du monde.
M. Bendib