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IL MÈNE UNE CONTRE-CAMPAGNE POUR SABOTER LA CANDIDATURE DE L’ALGÉRIE À LA PRÉSIDENCE DU PARLEMENT PANAFRICAIN : Un perturbateur nommé Makhzen

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Fateh Boutbig

Même s’il tente de parasiter toute initiative diplomatique permettant au continent africain de s’affranchir de toutes les tutelles et de construire des institutions représentatives en mesure de défendre l’intérêt et le droit des populations africaines, le Makhzen tel un crocodile versant des larmes, veut se montrer le défenseur de l’Afrique. Et pour ce faire, il manœuvre pour faire main basse sur les institutions de l’Union africaine et tous ses démembrements. Après la CAF qu’il s’est offerte moyennant de gros pots-de-vin et la complicité avérée de son président Patrice Motsepe, certaines commissions de l’Union africaine où il a installé ses pions, voilà qu’il tente de barrer la route au candidat de l’Algérie au vote pour la présidence du Parlement panafricain. Dans son collimateur, outre l’Algérien Fateh Boutbig, sénateur du tiers présidentiel, figurent également le candidat égyptien Mostafa El-Gably et le Libyen Youssef El-Fakhr. C’est un véritable travail de sape que mène le Makhzen dans les coulisses pour faire adouber son candidat, l’ancien ministre Lahcen Haddad qui, toute honte bue, n’a pas hésité à copier le programme du candidat algérien. C’est un véritable travail d’entrave pour barrer la route au candidat algérien, puisque le Makhzen n’a annoncé mettre un postulant à l’élection que seulement deux semaines avant la date des élections, avec comme mission essentielle : « perturber le représentant de l’Algérie » qui est le plus ancien collaborateur aux travaux de l’instance législative continentale. Il faut souligner que le candidat algérien présente une véritable approche politique à son programme pour briguer le perchoir du parlement panafricain. Il cherche à travers son programme à « restructurer le Secrétariat général du Parlement en activant son rôle assigné, en réduisant la bureaucratie, en améliorant les performances et en protégeant les droits des employés », soulignant que l’objectif final est de construire un parlement fort qui dirige la décision africaine et passe réellement de la logique des recommandations non contraignantes à la logique de la décision influente ». Le candidat du Makhzen, tel un cancre, n’a pas hésité à plagier le programme du représentant de l’Algérie, selon des pratiques désormais connues de vols des idées et du patrimoine algériens », en parlant à son tour de la « nécessité de renforcer les pouvoirs de l’organe législatif africain », reproduisant les axes et les idées du programme électoral de Boutbig. Un pur remake de la tentative d’appropriation du patrimoine algérien, du raï, du zellige et même de la limonade « Sélecto ». Boutbig a souligné que la transformation souhaitée exige de « transformer le Parlement en un acteur de la gestion des crises, de soutenir la médiation et le règlement des conflits, et de contribuer aux initiatives de paix et de sécurité telles que l’initiative ‘Faire taire les armes' ». Il estime que faire du Parlement une plateforme pour unifier les positions africaines dans les fora internationaux et défendre les causes communes du continent est le seul moyen de « renforcer la présence de l’Afrique dans le nouvel ordre international ». Il a également insisté sur la nécessité de « renforcer l’intégration entre le Parlement et les autres institutions de l’Union africaine, notamment la Commission et le Comité des représentants permanents, dans le respect des équilibres institutionnels et en consacrant le principe de coopération plutôt que de concurrence ». Lahcen Haddad saura-t-il mettre en œuvre un programme d’essence politique, lui qui a été élevé dans la pure tradition de la cour de la famille alaouite qui fait de la soumission au roi et aux puissants du monde un sacerdoce ? Boutbig a estimé que le Parlement africain peut jouer un rôle central dans le soutien des projets d’intégration, notamment en « soutenant la zone de libre-échange continentale, et en encourageant les politiques qui renforcent les chaînes de valeur à l’intérieur du continent, et réduisent la dépendance économique vis-à-vis de l’extérieur ». Il a clairement appelé à « donner la priorité à la question de la souveraineté sur les ressources naturelles, et à travailler à l’élaboration de cadres législatifs continentaux qui soutiennent l’industrialisation locale, et garantissent que les peuples africains bénéficient de leurs richesses, au lieu de se limiter à l’exportation de matières premières », soulignant que l’indépendance économique et la justice énergétique sont deux piliers fondamentaux de son projet pour le prochain mandat. Boutbig a également affirmé que le Parlement africain est appelé à suivre les transformations technologiques mondiales par la « numérisation du travail parlementaire et l’adoption de la diplomatie numérique comme moyen de renforcer la présence africaine dans l’espace mondial et de soutenir l’économie numérique ». Il a également insisté, dans l’axe de la gouvernance, sur « la nécessité d’ancrer les principes de transparence et de responsabilité, de renforcer les mécanismes de contrôle interne et de lutter contre la corruption administrative et financière, afin de garantir la crédibilité de l’institution et de renforcer la confiance des peuples en elle ». Il a ajouté que son programme accorde une importance primordiale au « renforcement du principe de proximité avec le citoyen, en élargissant les canaux de communication avec les sociétés africaines, et en impliquant la société civile et les communautés africaines à l’étranger dans les discussions continentales ». Les élections prévues le 30 avril prochain sont un rendez-vous pour le renouveau du parlement panafricain. Le Makhzen veut s’inviter à la fête. Sa tentative pourrait être mise en échec par la commission de validation des candidatures pour expiration des délais légaux pour le dépôt des dossiers. Fidèle à sa stratégie, son seul objectif dans cette sortie est de faire de l’ombre à l’Algérie. Les concepteurs de cette blague de mauvais goût doivent savoir que les temps ont changé et que les parlementaires du continent sauront faire le bon choix le jour des élections.
Slimane B.

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