hôtel Beau rivage oran

OBJET DE PLUSIEURS PLAINTES DES RIVERAINS : Descente inopinée de la police à l’hôtel « Beau rivage » de Bousfer

Les habitants de Bousfer plage ont salué l’intervention des forces de la police qui ont fait une descente au biveau du cabaret « Le beau rivage ». Nous désespérions de  voir ce bouge fermé. Il avait le bras long et il était soutenu par la issaba qui l’avait protégé, contre vents et marées, malgré nos différentes plaintes », affirment des habitants de cette cité côtière située sur la corniche Ouest d’Oran.

Dans la soirée de jeudi à vendredi, le chef de sûreté de wilaya en personne a commandé  une descente dans ce cabaret où se tenait une soirée arrosée au-delà des prescriptions du couvre-feu. L’opération saluée par les habitants a nécessité la mobilisation de grands moyens.
Plusieurs dizaines d’individus, hommes et femmes, ont été interpellés au terme de cette opération qui a permis, selon des sources la saisie d’armes blanches et d’autres produits prohibés. Il faut dire que le fait de voir le chef de sûreté de wilaya commander  en personne cette opération renseigne sur le volonté des pouvoirs publics d’en finir avec ce chancre qui a empoisonné la vie des habitants et des estivants en été. Le Beau rivage qui est en théorie un complexe touristique s’est transformé en bouge où se rencontrent tous les marginaux. De plus, et malgré les nombreuses réclamations des habitants, il s’est transformé en magasin de vente des alcools en tous genres. Il y’a quelques années, un jeune homme a été assassiné à coups de couteau, devant son entrée et les videurs de l’établissement ont été suspectés d’être à l’origine du crime. Il y’a quelques mois, une jeune femme est tombée de sa terrasse et à ce jour l’enquête n’a pas encore abouti aux responsables de ce drame. Ce lieu traine une réputation sulfureuse puisque les habitants n’hésitent pas à affirmer que son propriétaire était le protégé de nababs de la Issaba. « Il leur réservait à l’année une suite et ils venaient régulièrement y séjourner  pour des vacances loin des regards », affirment des habitants qui ne manqueront pas de rappeler leurs nombreuses plaintes aux services de sécurité et aux autorités locales mais qui sont restées lettre morte. « J’ai personnellement remis une plainte à l’ancien wali Zaâlane,  mais aucune action n’avait été dirigée contre cet établissement hors la loi », affirme un habitant. Même le mouvement associatif avait dénoncé les protections qui permettaient au gérant du Beau rivage d’être au-dessus de toutes les lois.
Des pétitions et des plaintes ont été adressées aux différentes autorités locales mais sans résultat. La descente effectuée jeudi dernier, a mis du baume au cœur des habitants qui ont commencé à reprendre espoir et surtout à croire que l’ère de l’impunité a sonné pour cet établissement. « Quand j’ai vu le Chef de sureté de wilaya commander en personne cette opération, j’ai jubilé et j’ai compris que l’Algérie nouvelle est déjà en, marche », note un habitant de Bousfer Plage. Par ailleurs, les individus interpellés ont été en majorité relâchés après un examen de situation et après s’être acquittés d’une amende pour avoir enfreint les dispositions du couvre-feu, a-t-on appris de sources concordantes.
Slimane B.