Un nouveau rapport des Nations unies met en lumière une aggravation significative des violences en Cisjordanie occupée, ainsi qu’une intensification générale des conflits armés à l’échelle mondiale en 2025.
La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé affirme que les violences commises par les colons israéliens ont augmenté de 130 % en 2025 par rapport à 2024. Selon ce rapport, les civils palestiniens subissent des violations graves et systématiques du droit international des droits de l’Homme, commises à la fois par les forces israéliennes et par des colons. Le président de la commission, Srinivasan Muralidhar, estime que les violences des colons en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem-Est, résultent directement des politiques israéliennes, qui « soutiennent, facilitent et protègent » ces actions, notamment par un appui financier et militaire. Il souligne également l’existence d’une « impunité persistante » accordée aux colons par les autorités judiciaires et sécuritaires sionistes. Le rapport indique qu’en 2025, au moins 7 Palestiniens ont été tués et 832 autres blessés lors d’attaques de colons, soit une hausse de 130 % des victimes par rapport à 2024. La commission avertit que cette tendance se poursuit en 2026, avec des attaques quotidiennes signalées. Le document fait également état de violences visant les enfants et les femmes, notamment des agressions, enlèvements et intimidations. Des cas de menaces ou violences sexuelles sont également rapportés, utilisés comme moyen d’intimidation et d’humiliation. Les femmes palestiniennes sont particulièrement touchées, avec des restrictions croissantes de leurs déplacements et de leur accès aux écoles, lieux de travail et espaces publics. La commission conclut que les violences des colons s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à maintenir l’occupation, étendre les colonies illégales, annexer les territoires palestiniens et forcer les déplacements de population.
Le monde face à un niveau record de conflits
Dans un second rapport basé sur les données du programme UCDP (Uppsala Conflict Data Program), les chercheurs alertent sur un niveau historique de conflits armés en 2025, le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale. L’année 2025 a enregistré 65 conflits impliquant au moins un acteur étatique, un record depuis 1946. Les conflits entre États ont atteint leur plus haut niveau depuis 80 ans, avec huit guerres interétatiques recensées, notamment des tensions frontalières en Asie et en Europe, ainsi que les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient. Selon les chercheurs, environ 245 000 personnes ont été tuées en 2025 à cause des violences armées ou politiques, dont plus de 76 000 victimes civiles directement ciblées. Ce chiffre marque une forte hausse par rapport à 2024. L’Afrique reste la région la plus touchée par les conflits, suivie de l’Asie, du Moyen-Orient, des Amériques et de l’Europe. Le rapport souligne également le rôle majeur de plusieurs crises, notamment au Soudan, où les affrontements ont provoqué des dizaines de milliers de morts, en particulier dans la région du Darfour. Concernant l’entité sioniste, les chercheurs estiment que le pays figure parmi les acteurs militaires les plus actifs, impliqué dans plusieurs fronts de tension, notamment à Ghaza, en Syrie et au Liban. Enfin, le rapport évoque une montée générale de la fragmentation géopolitique mondiale, marquée par un affaiblissement de la coopération internationale et des institutions multilatérales, notamment le Conseil de sécurité de l’ONU.
M. Seghilani












































