L’avenir de Vladimir Petković à la tête de la sélection algérienne continue d’alimenter les débats. Depuis plusieurs semaines, les spéculations se multiplient dans les médias nationaux autour du sélectionneur suisse, sans que la Fédération algérienne de football (FAF) ne parvienne à trancher définitivement sur son sort. Si l’idée d’un changement à la tête des Verts a bel et bien été envisagée, les nombreuses contraintes administratives ont considérablement ralenti le processus.
En coulisses, plusieurs responsables de la FAF auraient souhaité tourner la page Petković afin d’ouvrir un nouveau cycle. Toutefois, les engagements contractuels liant le technicien suisse à l’instance fédérale ont compliqué cette éventualité. Résilier son contrat ou trouver un accord de séparation s’est révélé plus complexe que prévu, poussant finalement les dirigeants à privilégier une autre approche.
Plutôt que d’opter pour une rupture, la Fédération réfléchit depuis plusieurs mois à encadrer plus strictement la mission de l’ancien entraîneur de la Lazio. Le nouveau contrat, qui pourrait courir jusqu’à la Coupe d’Afrique des nations 2028 à condition que les objectifs sportifs soient atteints, devrait ainsi intégrer une série de clauses destinées à renforcer son implication dans le suivi quotidien du football algérien.
Parmi les principales exigences figure une présence plus régulière du sélectionneur sur le territoire national. Selon certaines sources considérées comme fiables sur les dossiers de la FAF, Vladimir Petković aurait accepté de passer trois semaines par mois en Algérie. Une condition importante pour les dirigeants, qui souhaitent voir le sélectionneur suivre de plus près les compétitions locales, renforcer ses échanges avec les clubs et assurer un meilleur suivi des joueurs évoluant dans le championnat national.
Toujours selon les mêmes sources, le technicien suisse n’aurait émis aucune réserve concernant ces nouvelles obligations. Au contraire, il serait déterminé à respecter pleinement les termes de son futur contrat afin de poursuivre son projet sportif avec les Verts et de conduire l’équipe vers les prochaines échéances continentales et internationales.
Dans cette volonté de renforcer le lien entre la sélection nationale et le football local, la FAF envisage également d’intégrer deux anciens internationaux algériens au sein du staff technique. Les noms d’Anthar Yahia et de Karim Matmour reviennent avec insistance pour rejoindre l’encadrement de Petković. Leur expérience, leur parfaite connaissance du football algérien ainsi que leur proximité avec les joueurs sont perçues comme des atouts susceptibles d’apporter une réelle valeur ajoutée au fonctionnement de la sélection.
Avant d’en arriver à cette solution, la Fédération avait pourtant étudié plusieurs profils d’entraîneurs susceptibles de prendre les commandes des Verts. Mais la volonté affichée de Vladimir Petković de poursuivre sa mission, combinée aux difficultés liées à une éventuelle séparation, a finalement bouleversé les plans des dirigeants. Sauf nouveau rebondissement, le sélectionneur suisse devrait donc rester à la tête de l’équipe nationale, avec un cadre de travail plus exigeant et des responsabilités accrues, dans l’objectif de permettre aux Verts de retrouver les sommets du football africain.
Hakim S.














































