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LE PREMIER MINISTRE FRANÇAIS L’A RECONNU : « De hauts cadres de l’État sont toxicomanes »

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Gérard Fauré

Finalement les révélations de Gérard Fauré, l’ancien baron de drogue et braqueur, surnommé le « prince de la coke » et fils du médecin personnel de Hassan II, ne sont pas une vue d’esprit puisque dans un entretien livré à Paris March, le Premier ministre français a bel et bien reconnu que de hauts responsables de plusieurs ministères ont été testés positifs aux drogues.
Gérard Fauré avait affirmé dans un de ses livres, « Dealer du tout Paris, le fournisseur des stars parle », qu’il avait une clientèle Vip qui comptait plusieurs personnalités du show-business, des affaires et du monde politique. Mais ses révélations avaient été mises sur le compte d’un individu peu recommandable, trafiquant de drogue et revanchard. Il faut savoir que le sujet était une épine dans la gorge du gouvernement de Lecornu et constituait un angle d’attaque pour la gauche française dans sa guerre, de précampagne pour les présidentielles, contre la droite et ses extrêmes. Et pour tenter d’en réduire l’impact sur l’avenir de son gouvernement et même sur les chances de sa famille politique d’accéder à l’Elysée, il a préféré en parler sans livrer l’ensemble des éléments du dossier. Sébastien Lecornu a révélé ce mercredi 22 juillet que plusieurs membres de cabinets ministériels et hauts fonctionnaires ont été écartés suite à des dépistages positifs. Une mesure présentée comme un impératif de sécurité face au narcotrafic. Dans un entretien à Paris Match publié le 22 juillet, le chef du gouvernement confirme que les tests antidrogue « surprise » lancés il y a un mois ont déjà produit des résultats concrets.
Il a affirmé que ces contrôles, initiés par circulaire mi-juin, visent à protéger l’État contre toute vulnérabilité.
« Consommer de la drogue, c’est être vulnérable » « Les membres des cabinets ministériels et la plupart des hauts fonctionnaires ont accès à des informations extrêmement sensibles. Consommer de la drogue, c’est être vulnérable. Et on ne peut pas condamner les assassinats de jeunes de 16 ans dans les quartiers et tolérer, en même temps, la consommation dans les beaux quartiers », a-t-il soutenu en reprenant des propos qu’il avait déjà tenus devant les sénateurs au début du mois de juillet. À la question directe de savoir si des personnes ont été écartées, il a répondu sans ambiguïté : « Oui, à la suite de tests positifs », étouffant ainsi au passage, un peu, les critiques sur l’absence de publicité de ces tests déplorée par une partie de l’opinion. Dans cet entretien il assure que « ces contrôles continueront. Les tests ont un caractère aléatoire. Et je ne doute pas que mes successeurs iront peut-être encore plus loin ». Cette annonce intervient dans un contexte de lutte renforcée contre le narcotrafic, qualifié par Lecornu de « plus grand défi intérieur » auquel la France est confrontée. Il rappelle qu’environ un million de Français consomment régulièrement de la cocaïne, tous milieux confondus, avec une explosion des overdoses et hospitalisations. La ministre déléguée à l’IA et au numérique, Anne le Henanff, a soutenu la démarche le 22 juillet au micro de Sud Radio et expliqué qu’aucun cas n’avait été détecté dans son ministère.  Les tests salivaires concernent non seulement les membres des cabinets mais aussi les ministres eux-mêmes, les préfets, ambassadeurs, recteurs et agents habilités dans la défense ou la sécurité, mais pas le président de la République. La présidente du groupe Insoumis à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a relativisé la portée de ces tests en dénonçant une « politique de communication » et une « mesure anecdotique au vu de l’enjeu ». En cas de résultat positif, les ministères évaluent les mesures à prendre, y compris disciplinaires, tout en orientant vers des soins. Cette initiative s’inscrit dans un arsenal plus large : durcissement des amendes pour usage (jusqu’à 500 euros via la loi RIPOST), renforcement des moyens policiers et création du parquet national anticriminalité organisée. Les contrôles aléatoires devraient perdurer jusqu’à la fin du mandat de Sébastien Lecornu.
Il faut savoir que par euphémisme, les toxicomanes classés VIP, sont légion dans l’entourage des gouvernements qui se sont succédés en France ces dernières années. Et par euphémisme et pour faire plus chic par rapport au petit drogué, looser des quartiers populaires, on avait mis en circulation la définition usage de drogue à titre festif. C’est moins réducteur pour certains cercles VIP français qui plongeaient dans le milieu de la drogue tout en tentant de se distinguer par rapport aux drogués noyés dans la dépendance. Il y a environ une dizaine d’années, le journaliste français et présentateur de l’émission « ça se discute », avait annoncé sa dépendance à la cocaïne et l’alcool avant qu’il ne succombe à un cancer de l’estomac. Gérard Fauré avait jeté un pavé dans la mare il y a plusieurs années et ses ondes commencent aujourd’hui à remuer la fange dans laquelle se débat la classe politique française.
Slimane B.    

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