Accueil CULTURE Patrimoine en péril : L’UNESCO inscrit en urgence deux sites historiques au...

Patrimoine en péril : L’UNESCO inscrit en urgence deux sites historiques au Liban et en Cisjordanie occupée

0

Face à l’escalade des tensions et aux dégradations en cours au Moyen-Orient, l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a annoncé ce vendredi l’inscription exceptionnelle de deux sites majeurs sur la liste du patrimoine mondial, ainsi que sur celle du patrimoine en péril.
Cette procédure d’urgence concerne les forteresses du mont Amel au sud du Liban et le site archéologique de Sébastia en Cisjordanie occupée, tous deux directement menacés par les opérations militaires et les projets territoriaux dans la région.

Les forteresses historiques du mont Amel sous les bombardements
Situés dans la région de Jabal Amel, dans le sud du Liban, cinq châteaux datant du XIIe siècle viennent d’être placés sous la protection de l’UNESCO. Ces forteresses, stratégiquement érigées sur des collines pour dominer et surveiller les zones environnantes, se retrouvent aujourd’hui au cœur des bombardements qui frappent le pays depuis le début du conflit actuel au Moyen-Orient. L’organisation onusienne a souligné dans sa note que les éléments constitutifs de ces édifices séculaires ont d’ores et déjà subi des dommages matériels. Les menaces pesant sur ces trésors architecturaux, en raison de l’agression militaire en cours, ont été jugées suffisamment imminentes et graves pour justifier l’activation immédiate d’une procédure d’inscription en urgence afin de tirer la sonnette d’alarme internationale.

Sébastia : un joyau archéologique menacé d’expropriation
Le second site concerné par cette mesure exceptionnelle se trouve à proximité de Naplouse, en Cisjordanie occupée. Le site de Sébastia abrite d’inestimables vestiges archéologiques qui témoignent de l’héritage de multiples civilisations s’y étant succédé depuis l’âge du fer.
Ce patrimoine est aujourd’hui considéré comme hautement vulnérable. Si le contexte global de violence fait peser un risque évident sur la zone, l’UNESCO alerte plus spécifiquement sur un projet d’expropriation territorial. Ce plan vise à diviser le bien historique pour y fonder le « Parc national Samarie », exploitant ainsi le potentiel touristique de la région au détriment de sa préservation. Face aux pressions de ce développement et aux menaces liées aux tensions actuelles, l’intégrité de ce site millénaire est directement compromise.

Article précédentBouira : Des projets de développement lancés à Ridane
Article suivantAlors que les feux de forêt se propagent : L’Espagne décrète l’état d’urgence national et sollicite l’aide de l’UE