Vingt-cinq jours nous séparent des élections législatives du 2 juillet 2026, date à laquelle près de 25 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour choisir les 422 futurs députés devant siéger à l’Assemblée populaire nationale dans sa dixième législature. La période de constitution des listes de candidature, parmi les partis politiques, les alliances de partis et les indépendants, qui ne s’était pas, comme il fallait s’y attendre, passée sans accrocs, est désormais derrière nous. Les pré-candidats qui rechignent sur le rejet notifié à leurs dossiers par l’Autorité nationale indépendante des élections semblent revenir à de meilleurs sentiments pour accepter les règles du jeu. La fièvre a baissé. Fini l’agitprop. Place aux choses sérieuses. En effet, l’instance de Karim Khalfane – épaulée par l’administration qui s’occupe des seuls aspects matériels et logistiques – en charge d’organiser le processus électoral du début jusqu’à l’annonce des résultats préliminaires a peaufiné les derniers détails relatifs à la validation des candidatures. Elle s’attèle, si ce n’est pas déjà mission faite, à l’élaboration des bulletins de vote propres aux candidats confirmés dans des listes établies en bonne et due forme. Hier, l’ANIE a abordé les dernières retouches avec la distribution équitable du temps d’antenne aux candidats engagés dans la course aux députations. Les yeux sont rivés désormais sur le 9 juin, ce mardi, le jour du débat de la campagne électorale qui doit s’achever 3 jours avant le scrutin du 2 juillet prochain. Échéance électorale importante oblige, en ce qu’elle constitue notamment une pièce dans la mosaïque des institutions nationales élues, les candidats ont la responsabilité morale de présenter leurs programmes électoraux comme un engagement qui les lie à des citoyens-électeurs de plus en plus exigeants. Ainsi, notre pays vibrera au rythme d’une campagne électorale tambour battant qui s’étalera sur 21 jours. À partir de mardi, les Algériens sont dans leur droit absolu d’être servis par des candidats à la hauteur d’engagements « noir sur blanc » pour espérer mobiliser les électeurs en leur faveur le jour du vote. Car le temps des slogans creux et de la démagogie est révolu. Le citoyen voudrait se faire représenter par une Assemblée nationale digne et à la hauteur des défis de l’heure.
Farid Guellil









































