Le tribunal de Tlemcen a condamné deux individus à quatre années de prison ferme chacun pour tentative d’atteinte à la crédibilité des examens du baccalauréat par le biais d’un système de traitement automatisé des données. Selon un communiqué du procureur de la République près le tribunal de Tlemcen, les faits remontent au 7 juin (premier jour du BAC), lorsque les services de la sûreté urbaine ont été alertés par le collège Sidi Chaker après qu’un candidat libre au baccalauréat, identifié par les initiales (B.H.), ait été surpris en possession de son téléphone portable en pleine épreuve. Une enquête préliminaire a immédiatement été ouverte par les services compétents. L’exploitation du téléphone saisi a permis de découvrir un enregistrement vocal mettant en cause le candidat ainsi qu’un second individu, désigné par les initiales (N.R.A.), dans une tentative présumée de transmission des réponses de l’examen. Les deux suspects ont été présentés devant le parquet de Tlemcen. Après leur audition, ils ont été poursuivis pour tentative d’atteinte à l’intégrité des examens par l’utilisation d’un système de traitement automatisé des données, conformément aux dispositions des articles 253 bis 06, 253 bis 07 et 253 bis 09 du Code pénal. L’affaire a été renvoyée devant la section des délits dans le cadre de la procédure de comparution immédiate. À l’issue de leur procès, le tribunal a prononcé à l’encontre de chacun des prévenus une peine de quatre ans d’emprisonnement ferme, assortie d’un mandat de dépôt à l’audience. La juridiction a également ordonné la confiscation du matériel saisi. Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures strictes mises en œuvre par les autorités judiciaires pour préserver la crédibilité et la transparence des examens nationaux et lutter contre toutes les formes de fraude.
A. Nch














































