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Les pétards des quatre saisons

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Demain nous célébrons, comme chaque année, El Mawlid Ennabaoui. Bonne fête à toutes et à tous. Un souhait qui prend toute son importance quand on sait les risques d’accidents que peuvent causer, notamment les enfants et les jeunes, lors de cette fête religieuse. Souvent malheureusement, ils en sont aussi les victimes. Une tradition, sortie on ne sait d’où, a toujours lié les pétards à cette fête. Une célébration où les urgences des hôpitaux du pays s’organisent pour affronter « la journée des brûlés ». Les pompiers aussi.
À tel point que la Direction générale de la Protection civile (DGPC) a publié, samedi dernier, un communiqué dont voici des extraits : « Chaque année, à l’approche de la célébration du Mawlid Ennabaoui, qui constitue une occasion de recueillement et de rappel de la vie et des valeurs du Prophète Mohamed (QSSSL), les services de la Protection civile ont lancé, le 20 août dernier (jeudi NDLR), une campagne de sensibilisation de proximité afin d’éviter et de prévenir les accidents liés à l’utilisation abusive et dangereuse des produits pyrotechniques et des bougies…(il s’agit de) mettre en garde contre les dangers de l’usage des produits pyrotechniques, notamment par les enfants…(la DGPC) en appelle à la responsabilité des parents, qui doivent expliquer à leurs enfants les dangers de ces produits prohibés, comme le risque d’explosion dans la main, la brûlure des yeux, la perte de l’audition ainsi que les risques d’incendie ». La DGPC n’oublie pas d’attirer l’attention sur les risques de « projeter les produits pyrotechniques sur les personnes, les voitures, les stations d’essence, les habitations, les établissements hospitaliers et les espaces boisés ». Quoiqu’il en soit et « en cas d’urgence, la DGPC met à la disposition des citoyens le numéro de secours « 14 » ainsi que le numéro vert « 1021 ». Fin de citation. Nos pompiers ont du mérite. Alors que leur mission se situe en aval du phénomène, ils n’hésitent pas à intervenir en amont. Des actions qui reviennent aux parents. À l’éducation. À la mosquée. Aux écologistes. À la solidarité nationale. Aux douaniers ainsi que tout le secteur des finances publiques tenant compte des coûts engendrés par les dégâts des pétards. En amont, rien de bien sérieux n’a été accompli. À tel point que cette pratique des pétards, qui, jadis, était limitée à la journée du Mawlid Ennabaoui, s’est élargie aux quatre saisons. Aujourd’hui, c’est toute l’année que les pétards explosent. Lors des fiançailles, des mariages ou de réussites au Bac et au BEM. De plus ce ne sont pas de petites « M’Hirkat ». Ce sont des explosifs, des vrais, qui, en plus des risques d’accidents et d’incendies, provoquent des nuisances sonores qui « réveilleraient » un mort. Amplifiés par les klaxons des voitures en furie. Sans aucun respect pour les personnes malades résidants près des détonations. La prévention et la sensibilisation forment un travail de longue haleine. Pas la veille de l’explosion. C’est par « horreur du vide » que la Protection civile s’est décidée à intervenir en amont !
Zouhir Mebarki

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