Le village d’Aït Hidja, dans la commune d’Assi Youcef (sud-ouest de Tizi-Ouzou), s’anime au rythme de la 7e édition du Festival du burnous. Jusqu’au 25 août, cet événement culturel et identitaire rassemble 123 exposants issus de cinq wilayas pour mettre en lumière ce vêtement emblématique, valoriser l’artisanat traditionnel et promouvoir la mémoire locale.
Un hommage enraciné dans l’identité
Organisée par l’association « Amlouline » sous l’égide du Haut-commissariat à l’amazighité (HCA), cette manifestation culturelle revêt cette année une dimension particulièrement symbolique. Elle est dédiée à la mémoire de Halli Ali, défunt chanteur natif de la région. Auteur de la célèbre chanson Idjayid jeddi avarnus (J’ai hérité de mon grand-père un burnous), l’artiste incarne parfaitement cet esprit de transmission intergénérationnelle que le festival s’efforce de pérenniser.
Célébration du savoir-faire et de l’artisanat
Pendant quatre jours, le festival offre une immersion totale dans les métiers de l’artisanat ancestral. Le public est invité à découvrir des expositions variées et à assister à des démonstrations pratiques sur le travail de la laine et les différentes étapes de fabrication du burnous. Le programme est également ponctué de conférences explorant l’histoire de cet habit et les rites qui lui sont associés, de concours, d’activités interactives, ainsi que de soirées culturelles festives.
Synergie entre tradition et écotourisme
L’événement tisse un lien étroit entre la culture et la valorisation de l’environnement local. L’écotourisme y trouve toute sa place, notamment à travers l’organisation d’une sortie vers la station climatique mitoyenne de Tala Guilef et la tenue d’une conférence axée sur le Parc national du Djurdjura et les enjeux du développement durable.
La sauvegarde d’un héritage unique
Le commissaire du festival, Salem Amran, a tenu à souligner l’unicité du burnous de la région d’Aït Hidja, véritable chef-d’œuvre qui se distingue par des techniques de tissage d’une grande complexité et de délicats motifs en soie. Plus qu’une simple vitrine, l’institution de ce festival se veut être un moteur de préservation du patrimoine en garantissant la transmission de ce métier minutieux grâce à des formations directement dispensées aux tisseuses.














































